Je n’ai plus d’âme
Je n’étais que le receptacle vide
de fêtes de jadis,
le reflet ancien
d’un empire doux et doré
La timbale d’airain a fini de résonner
ma vacuité est soudain révélée
Mon monde s’est érodé
ma nature s’est racornie
rétrécie et déssechée
abandonnant peu à peu tout ce qui faisait sa joie
La magie, le sang, les baisers furtifs
et les carnages délicieux,
comme tout cela me manque;
qui saura restaurer l’age d’or ?


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