Il est vrai que l’évidence et le paradoxe sont d’une nature similaire. La première, irréductible, donnerait le ton de la vérité. La deuxième, bien qu’incompressible dans sa forme, en indiquerait plutôt la dissonance. Le rapprochement, pour moi, s’arrête donc au caractère contracté de ces deux entités. De plus, il me semble que le choc provoqué par une entité du deuxième type ne peut s’expliquer que par la présence, plus loin dans le champ, de deux entités du premier type qui se font face.
Visuellement parlant, tandis que l’évidence première est impénétrable et statique, comme une boule d’acier, le paradoxe, il me semble, se présente plus sous la forme d’une faille. Physiquement parlant, de l’évidence s’échappent des implications, et dans le paradoxe se perdent les meilleurs raisonnement. Bien peu en réchappent.
Enfin, j’ai peur qu’il n’existe que très peu d’évidences premières. Je crois que je n’en ai encore rencontré qu’une seule digne de ce nom. Et je ne suis même pas sûr de pouvoir la nommer. (peut-être “duh”)
[moins fier de moi sur ce coup là]


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