Chloropicrine mon amie
Ton odeur me manque la ou je suis a présent. Je ne sens plus rien. J’essaie en vain de retrouver les fleurs de pêchers que j’avais l’habitude de dévorer en tombant dans tes bras, dégraphant ton soutien des dents, laissant quelques traces sur une gorge qui ne parlait plus. Il etait si doux de se laisser tomber dans tes bras, levant les yeux au ciel comme un appel à ta beauté, pour que tu me réconfortes, que tu me réchauffes, que tu me comprennes et que tu me prennes.
Roide, mon corps ne parvient à se mouvoir, dure mon visage n’exprime rien d’autres que les traits d’une statue sans tein. J’aimerais retrouver les couleurs, j’aimerais retrouver le courage et la passion qui m’animait, et j’ai tant souffert. A présent, je tombe au plus profond de moi-même, aux tréfonds d’une ame dépassée. Et je me repose…


0 commentaires à “Chloropicrine Mon Amie…”