Sous notre pas léger
Enfouis sous chaque dune
De très anciens royaumes
Avec leur cortège de voix brisées
Les murmures gravés aux bois précieux
La cendre des années
Avec leurs flûtes silencieuses sous le doigt d’argile
Et le souvenir des flambeaux
Jetés dans les lagunes
Là-bas sur le chemin d’anciennes migrations
Jalonné d’ossements et de carcasses
blanches
Des oiseaux encore font la halte
A l’épaule des puits
Dressés comme de hauts colombiers
Le cri s’annonce au gong
Et tombe
Sans interrompre notre veille
D. de V.


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