7 juin 2005
Andrew Pipen

Et ça dirige la France

Sous notre pas léger

Enfouis sous chaque dune

De très anciens royaumes
Avec leur cortège de voix brisées

Les murmures gravés aux bois précieux
La cendre des années

Avec leurs flûtes silencieuses sous le doigt d’argile
Et le souvenir des flambeaux

Jetés dans les lagunes

Là-bas sur le chemin d’anciennes migrations

Jalonné d’ossements et de carcasses

blanches
Des oiseaux encore font la halte

A l’épaule des puits
Dressés comme de hauts colombiers

Le cri s’annonce au gong

Et tombe

Sans interrompre notre veille

D. de V.

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