30 juin 2005
Video Girl

50 ways to leave… your job

1. de mauvais poil
Jme casse, j’en peux plus, c’est bon, merci pour moi, allez tous vous faire foutre, j’en ai assez bavé, hier ça a été la goutte d’eau, alors maintenant, c’est moi et mes envies en premier, et moi et mes envies on a décidé de foutre le camp. Voici ma lettre, une petite signature suffira. Connard.

2. de mauvaise foi
J’ai beaucoup réfléchi à la question et le choix a été très difficile mais j’ai décidé de me lancer dans une grande aventure, et pas avec vous. Je démissionne pour créer ma propre entreprise et comme il n’y a aucune clause de non-concurrence dans le contrat de sombre enculé que vous m’avez fait signer l’année dernière je pense ouvrir un magasin juste en face du vôtre et vous piquer tous vos clients et vous laisser les plus cons et les plus fauchés. Signez là je vous prie.

3. de mauvais goût
Je peux vous voir ? voilà ma lettre de démission, un exemplaire pour vous, un exemplaire pour moi, signez là en bas, pas la peine de discuter ma décision est prise je ne vous supporte plus, je ne supporte plus votre femme, je ne supporte plus ce job. Et surtout, bonnes vacances.

4. de mauvais souvenirs en mauvaise nouvelle
Soit les faits suivants : des paies farfelues payées à des dates aléatoires, des ordinateurs et des imprimantes qui refusent de fonctionner ensemble une fois par mois, un technicien réseau (le fils du patron) dont le sav est assuré par téléphone dans les termes suivant : “essayez de voir”, une femme du patron avec une voix nasillarde qui crie très dinstinctement dans mes oreilles : “QUI vous monte contre moi ?”, une gérante très peu motivée par son propre boulot et après laquelle je dois courir pour avoir les éléments pour faire SA pub (soit la fille du patron), un boss exigeant avec tout le monde sauf avec le membres de sa famille (”c’est marrant hein ce réseau qui ne fonctionne pas ?” “non ça ne me fait pas rire c’est moi qui ai l’air d’une baltringue devant les clients”), des responsabilités et des attributions qui augmentent semaine après semaine (responsable, commerciale, service publicité, webmaster, vendeuse, animatrice, exemple pour les nouveaux vendeurs (ah pardon c pas moi la fille du boss), devis, suivi de vente-commandes-devis, formation du nouveau, photocopine, imprimeuse, interdiction absolue de péter les plombs, de prendre des vacances, d’être d’humeur maussade) et sur ma fiche de paie il est toujours grâcieusement écrit “vendeuse”.
Soit la conclusion suivante : préavis d’un mois selon la convention collective, et ciao les loosers.

5. prix de mauvaise camaraderie
Laurent, je t’adore, tu es vraiment un chouette collègue, mais moi j’ai payé de ma personne et je passe à autre chose. Je vais donner ma démission au boss tout à l’heure, non non ne te mets pas à pleurer tout va bien se passer jeune jedi tu sais déjà presque tout ce que je sais et même plus, tu n’as pas vraiment besoin de moi et je vais écrire dans un répertoire tous les trucs qu’il faut savoir ici et que tu oublies tout le temps. S’il te plaît, arrête de pleurer, ça me casse déjà suffisemment les couilles de devoir rester ici encore un mois. Mais non je ne te laisse pas dans la merde, tu as très bien compris comment manipuler le patron et sa connasse de grue, j’ai confiance. Allez prends une pause, je ne branle rien de mon côté pendant ce temps là moi non plus, allez allez ça va bien se passer. “Allo patron je peux vous voir une minute ? non ça ne peux pas attendre non….”

et demain, vous connaîtrez enfin la version retenue, en live and direct. God bless le patronnat.

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