Ce dimanche soir, accablée de chaleur, j’erre en petite culotte. Je m’ennuie. Comment m’occuper?
Tant qu’à tuer le temps, autant le rentabiliser. Le nombre de choses à faire dans cet appartement pour qu’il ne soit plus seulement “campable” est impressionnant. Je décide dont de m’attaquer à l’entourage de la fenêtre. Celui-ci est en effet d’un gris sale que je trouve des plus mauvais effets.
Armée d’un chiffon et d’un détergent, les seins nus, je m’approche de l’ennemi et commence à l’inspecter. Là, je donne un petit coup. Pas normal, ce blanc dégueulasse, est-ce que je vais arriver à bout de ces tâches? De l’ongle, je gratte. La peinture s’écaille. Je gratte un peu plus. Et sous la peinture, je découvre, ô merveille, que le montant de la fenêtre n’est pas en bois poreux comme son aspect le laissait supposer, mais en joli PVC tout blanc.
Il y a donc des gens qui, plutôt que de nettoyer du PVC souillé par leur crasse, ont trouvé moins fatigant de le repeindre.
Alors, moi, j’ai décidé: prendre une douche le soir, se laver, c’est aussi trop fatigant: il faut ôter ses vêtements, les mettre au panier à linge, faire couler l’eau, frotter au savon… Non, fini! à partir de demain, je ne me lave plus, et je cache mon odeur nauséabonde sous celle du déodorant.
C’est certainement ce que faisaient les anciens locataires de cet appart.