28 juillet 2005
Barnabé Neige

Tant qu’on a la foi

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Journal de Mary-Virginia Lane
Jour 4, fin de journée

Dieu soit loué, nous sommes en route ! Il aura quand même fallu 4 jours avant que les autorités se décident à envoyer cet avion. Et ce n’est pourtant pas faute de les avoir harcelés. Enfin, c’est une victoire pour la Spears*, nous avons réussi à faire affréter ce petit avion pour tenter de retrouver l’épave et les éventuels survivants du Paris-Sydney.

J’écris ces quelques lignes entre deux psaumes, le Seigneur ne m’en voudra sûrement pas, mais je tiens à témoigner de cette oeuvre en Son nom. Les brebis égarées qui auraient pu survivre à ce terrible accident doivent être retrouvées et sauvées.



Nous approchons de l’endroit où le Paris-Sydney a donné ses derniers signes de vie… j’aperçois quelques îlots dans l’immensité de l’océan. J’espère que les éventuels survivants au crash auront pu rejoindre par la grâce du Très Haut une de ces terres et y trouver un refuge.

J’ai du mal à écrire, le bruit lancinant du moteur gauche me déconcentre… Ah ! il vient juste de cesser, avec l’arrêt du moteur, ça va aller mieux. Sauf que maintenant c’est le pilote qui crie…

Oh mais j’aperçois de mon hublot les restes d’un avion ! Oui !! nous l’avons trouvé !! Et il y a effectivement une île à côté ! Miracle !

Mon Dieu… je m’en rends compte un peu tard, mais nous tombons. Le pilote me crie quelque chose concernant un parachute… Peut-être devrais-je reprendre la rédaction de mon journal plus tard…



* Note de B. Neige, lecteur de Mary-Virginia Lane : Après recherche, la Spears semble être la Société Protestante d’EntrAide, de Recherche et de Secours, association caritative créée à la suite du crash du vol Paris-Sydney.

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