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29 juillet 2005
Andrew Pipen

Recollons les morceaux

Journal de Rachel Pipen
Jour 4, dans la nuit

Pfiou on a eu chaud. J’ai bien cru que Michelle ne se réveillerait jamais ! Quand elle a vu le ragout sur la plage elle a pas tilté, mais ensuite elle a retrouvé le ruban rose de Zaza dans son assiette…
Michelle s’est levée pour aller vomir partout, je l’ai suivi pour la soutenir et lui prendre les cheveux pour pas qu’elle se salope pas partout, je l’aime bien cette fille. Au passage j’ai choppé l’asiat qui baisait les yeux, et j’ai compris. Michelle aussi. Crise d’hystérie sur sa Zaza, elle me l’a tuée, ma seule joie vivre, salope d’asiat, etc etc. Et puis catatonie. J’ai flippé ma race vous imaginez pas. En plus aucune des autres filles n’avait l’air de s’en carrer, j’ai même cru voir la petit pute de Tam ricaner dans un coin. Toutes les autres n’avaient d’yeux que pour la sainte nitouche, j’en reparlerai plus tard.
Quand à Michelle, elle a pas bougé de la journée, je la forçais à boire, mais elle continuait d’halluciner, et de murmurer des borborigmes à propos de sa chienne et de l’asiat musquée ou quelque chose dans le genre. Mais alors que je partais chercher un peu d’eau potable dans la cascade un peu plus loin, j’ai choppé un petit animal qui s’abreuvait autour de l’étang, et je l’ai reconnue. C’était bel et bien Zaza !!! Elle était ebouriffée de partout, et quand elle m’a vu elle m’a sauté dessus, elle tremblait de tout son corps. Visiblement il était arrivé bien des aventures… Je ne saurai jamais exactement le fin mot de l’histoire, mais j’ai supposé qu’elle s’était fait emmerder par un singe qui lui avait piqué son ruban rose, et ce même singe a ensuite dû jouer avec un vrai rat-musqué de l’île. J’ai emmené Zaza avec moi en la serrant bien fort, (qu’est ce qu’elle pue cette chienne!). Et je me suis rendue au campement pour gueuler un coup. Bon j’ai pas directement parlé à l’asiat parce qu’elle se fait probablement battre par son mari et tout ça, mais je lui ai jeté des regards éloquants tout en expliquant que le cuisinier avait de la chance cette fois, mais que le prochain qui touche à Zaza et son ruban rose, je lui fait le même coup qu’au copilote mais dans le sens inverse. (Au passage j’ai cru appercevoir les yeux de la petite gueuse de Tara briller, elle va deviner SM cette petite, je le sens). Ce qui m’a rassuré, c’est que les filles avaient sincèrement l’air désolé, surtout après mon couplet sur “On est toutes ensembles dans cette galère, même si on peut pas forcément devenir les meilleures copines du monde, au moins tâchons de ne pas faire de cette île un enfer vivant, on ne sait pas combien de temps on va rester coincer ici.” J’aime pas faire ma moralisatrice, mais si tout le monde fait son truc dans son coin, ça va se terminer en big clash, ce dont on a pas forcément besoin en ce moment. Bref, en attendant j’espère que l’asiat trouvera un moyen subtil pour montrer à Michelle qu’elle est désolée d’avoir choppé un animal avec ruban rose sur la tête, en pensant que c’était un happy meal sur pattes.
Quand à Michelle, Zaza l’a réveillée en lui léchant le visage, ou alors c’est son haleine pourrie qui a fait le travail je suis pas sûre. Le fait est qu’elle s’est mise à pleurer de joie (je ne sais pas où elle va trouver toutes ses larmes, c’est humainement pas possible) m’a serré très fort et pris Zaza pour dormir avec. On verra demain si elle se sent mieux, mais je pense que ça devrait aller.
Au passage j’ai choppé une sorte d’intestin dans le feu, vallait mieux que personne ne le mange, c’est pas sain c’est choses là si c’est pas nettoyé… En tirant dessus (c’est très élastique), j’ai pu en faire un laisse pour Zaza, comme ça Michelle l’aura toujours à l’oeil. Bon elle est moche et elle pue, Zaza, mais c’est un gentil chien plein de joie de vivre. Je tâcherai de toujours garder un oeil sur elle au cas où.

28 juillet 2005
Madame Lucifer

L’inconnue du vol 666

Journal de Tara S. Van Eekay
Jour 4, minuit, près du feu

Que d’émotions aujourd’hui !

D’abord j’ai bien cru que nous étions sauvées, mais non. Je venais me faire dorer la pillule au soleil du soir dans un coin tranquille quand j’ai entendu le bruit d’un moteur. C’était un avion ! J’ai couru avertir les autres mais le bruit avait disparu. J’ai regardé dans le ciel mais l’avion n’y était plus. Après ma prétendue hallucination du dragon de Komodo j’ai préféré me taire. Je n’ai pas envie que les autres me croient folle.

Comme j’avais perdu Tam des yeux, je l’ai cherchée pendant une bonne heure pour finalement la retrouver toute débraillée et un peu en sueur. Elle m’a dit avoir fait un peu d’exercice. La pauvre enfant s’ennuie ici, je la plains, elle est si fragile. Je lui ai dit qu’il était bon pour elle de faire un peu de sport, cela l’occupera un peu.

Et puis il y a eu l’histoire de cette femme, je ne connais même pas son nom. Elle était un peu spéciale, elle portait toujours son chapelet autour du poignet. Elle devait être dévote, ou quelque chose. Elle n’arrêtait pas de prier, mais finalement je crois que la pression l’a emporté sur sa foi. Elle a couru comme une tarée vers la jungle et puis on ne l’a plus vu. A un moment, elle est réapparue avec à la main ce qui ressemblait à une hache rudimentaire fabriquée avec un bout de bois et une pierre. Et puis elle l’a lancée contre un singe. L’animal est tombé au sol, et elle l’a fini à grands coups de hache. Elle s’est mise à chanter une sorte de chant grégorien ou je ne sais quoi en traçant de grands cercles dans le sable avec ses pieds. Et puis elle a recommencé. Elle en a visé un deuxième, mais la pierre de sa hache s’est détachée et est partie en l’air… pour lui retomber juste au milieu du crâne. Elle est restée debout quelques secondes, le bras toujours tendu en l’air, puis elle est tombée.
Jusque là rien de plus banal. Mais soudain elle a pris feu, dans ce qui ressemblait à une sorte de combustion spontanée, en explosant par endroit en pustules de feu et de chair. Elle a cramé comme ça pendant deux bonnes heures.

Je pense qu’il y a un truc bizarre avec cette île.

Mais bon, en attendant ses restes m’ont permis de réchauffer ce délicieux ragoût que j’ai trouvé au milieu de la plage - quand je vous disais que l’île était bizarre. Comme il y en avait pour quarante (dommage, il n’y a pas de congélateur ici), et que tout le monde crevait la dalle, nous sommes toutes rassemblées autour du feu et après que je leur ai raconté l’histoire de “Soeur Machette” (je ne vois pas comment l’appeller autrement) nous avons un peu papoté. Cela m’a permis de faire un peu connaissance avec les autres. Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir entendu des trucs bizarre venant de la jungle, une certaine Michelle a évoqué des tamtams. Je leur ai parlé de l’expédition que je comptais faire demain. Il faudra que j’aille fouiller l’avion pour trouver de quoi nous préparer.
Après toutes ces émotions et un repas complet, je meurs de fatigue. Il est temps de dormir.

PS: J’ai pris un pola’ de Soeur Machette. Il semblerait que la pauvre femme ait porté un anus artificiel (à gauche du feu sur la photo) qui n’a pas brûlé avec le reste. Rachel l’a récupéré, elle a dit qu’elle lui trouvait une certaine utilité. Je ne sais vraiment pas de quoi cette fille est capable.

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Note de Madame Lucifer, lectrice de Tara S. Van Eekay : après recoupement des fichiers des autorités fédérales de l’aviation civile américaine et de la police internationale des porteurs d’anus artificiels, il semblerait que les restes que nous aperçevons sur ce cliché soient ceux de Soeur Marie-Madeleine de la Très Sainte Agonie du Christ
[ post dédié à Petit Pois qui aurait adoré cette série mais qui est parti trop tôt en vacances ]

Barnabé Neige

Tant qu’on a la foi

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Journal de Mary-Virginia Lane
Jour 4, fin de journée

Dieu soit loué, nous sommes en route ! Il aura quand même fallu 4 jours avant que les autorités se décident à envoyer cet avion. Et ce n’est pourtant pas faute de les avoir harcelés. Enfin, c’est une victoire pour la Spears*, nous avons réussi à faire affréter ce petit avion pour tenter de retrouver l’épave et les éventuels survivants du Paris-Sydney.

J’écris ces quelques lignes entre deux psaumes, le Seigneur ne m’en voudra sûrement pas, mais je tiens à témoigner de cette oeuvre en Son nom. Les brebis égarées qui auraient pu survivre à ce terrible accident doivent être retrouvées et sauvées.



Nous approchons de l’endroit où le Paris-Sydney a donné ses derniers signes de vie… j’aperçois quelques îlots dans l’immensité de l’océan. J’espère que les éventuels survivants au crash auront pu rejoindre par la grâce du Très Haut une de ces terres et y trouver un refuge.

J’ai du mal à écrire, le bruit lancinant du moteur gauche me déconcentre… Ah ! il vient juste de cesser, avec l’arrêt du moteur, ça va aller mieux. Sauf que maintenant c’est le pilote qui crie…

Oh mais j’aperçois de mon hublot les restes d’un avion ! Oui !! nous l’avons trouvé !! Et il y a effectivement une île à côté ! Miracle !

Mon Dieu… je m’en rends compte un peu tard, mais nous tombons. Le pilote me crie quelque chose concernant un parachute… Peut-être devrais-je reprendre la rédaction de mon journal plus tard…



* Note de B. Neige, lecteur de Mary-Virginia Lane : Après recherche, la Spears semble être la Société Protestante d’EntrAide, de Recherche et de Secours, association caritative créée à la suite du crash du vol Paris-Sydney.

Madame Lucifer

Bon appetit les amies !

Journal de Kim Cum Suk
Jour 4, après midi

Ca y est, j’ai réussi à chopper le rat musqué discrètement ! Les autres l’avait attaché avec un ruban rose, j’ai attendu que tout le monde ait le dos tourné, pour lui tordre le cou afin de leur éviter le spectacle. J’ai aussi reussi à rassembler tous les ingrédients nécessaires sans que Lee ne le remarque, j’ai fait mijoter le tout sur un bout de carlingue encore fumant et j’ai laissé mon plat sur la plage afin que ces pauvres femmes le trouvent pour leur diner ce soir. Même si ces américaines me semblent futiles et superficielles ( Surtout cette pouffiasse en string avec son rejeton baveux, je ne leur ai pas adressé la parole depuis notre arrivée sur l’île, elles doivent me croire muette…) j’ai envie de leur venir en aide… je pense continuer à leur déposer de la nourriture tant que j’en aurai la possibilité. J’ai également décidé de rompre mon isolement, j’ai commencé à être amie avec cette australienne, on a beaucoup parlé, elle a une histoire assez interessante…

Harry Stockat

Claude Simon (prix Nobel de Littérature 1985) quand même un peu lourd…

Dans le pinceau blafard des phares, ils la virent de loin, debout, drapée de blanc, immobile au centre du rond-point dont la voiture approchait, comme une sorte d’apparition, comme si dans la tiédeur tropicale (l’auto roulait toutes vitres ouvertes et ils pouvaient sentir cela : l’air mou, épais, comme si la voiture et ses occupants étaient enfermés (ce n’était pas encore l’aube, tout juste comprenait-t-on qu’elle n’allait pas tarder) dans les ténèbres viscérales de quelque ventre, de quelque matrice originelle aux lourdes senteurs de fleurs inconnues, aux noms inconnus, qui en pourrissant exhalaient un entêtant et subtil parfum de décomposition et de mort) s’était dressée pour les accueillir la matérialisation même, insolite, vaguement menaçante, de ce continent lui-même fabuleux, sous forme de ce fantôme enveloppé dans les plis d’un linceul (attendant quoi ? ouverture d’un marché ? servante ? debout pour quoi ?) : à ses pieds, enveloppées dans les plis d’autres linceuls blafards, se tenaient trois ou quatre autres assises sur l’herbe desséchée et qui ne tournèrent même pas la tête lorsque la voiture contourna le rond-point, s’engagea de nouveau sous la voûte des feuillages poussiéreux immobiles dans l’air immobile (des feuillages dont on devinait qu’ils ne tombaient jamais , ne connaissaient aucun automne, aucun printemps, et qui se succédaient, pareils et monotones dans la lueur des phares, révélés l’un après l’autre, comme aplatis, comme de successifs praticables d’un décor découpé dans du carton), et par la vitre arrière (en se retournant, incrédule, les yeux aux paupières brûlantes, somnolent encore au sortir des longues heures d’avion), il la regarda peu à peu diminuer, s’éloigner, toujours debout, enveloppée dans son suaire de morte. C’était l’Inde .

Claude Simon- Le Jardin des Plantes.

Amok

Classe, Pas classe

Classe : Elle est morte en donnant la vie.

Pas classe : Elle s’est pétée une artère en chiant.

Madame Lucifer

On est sûr qu’on n’en revient pas

Journal de Tara S. Van Eekay
Jour 4, après-midi

Elles ne m’ont pas cru ! Elles me prennent pour une hystérique. Ah, ça ! Quand elles ont besoin de moi elles viennent me voir mais quand il s’agit de m’écouter y a plus personne ! Quand j’ai crié tout à l’heure ce n’était pas pour rien ! Mais non… ca veut mon peigne pour un stupide cabot mais ça ne m’écoute pas ! Vive la France !
Et puis je l’ai bien vu ! Le dragon de Komodo qui rampait sur la plage ! Mais il s’est enfuit avant que je n’ai eue le temps de le prendre en photo ! Evidemment, un dragon de Komodo… nous ne sommes pas à Komodo… ce n’est pas possible ! Qu’est-ce que foutrait un animal pareil ici ? Peut-être est-ce que nous sommes à Komodo finalement ?
Cette Rachel est entrain d’essayer de ralier toute une bande… je la vois bien venir l’autre avec son clebard. Et que ça me demande mon peigne, et que je devrais prendre du repos, tu parles ! C’est de la manipulation ! Mais je vois bien de quoi elles sont capables, pour le moment je fais profil bas et sourire colgate.
Heureusement ma petite Tam est là pour me rassurer et m’épauler. Elle est si gentille. Les autres ont cru que j’avais eu une hallucination, et quand j’ai émis l’hypothèse que nous étions peut-être à Komodo elles se sont foutues de ma gueule. Elles m’ont dit que mon trouble était probablement dû à la faim. Il est vrai que l’heure de l’apéro est déjà loin qu’on n’a toujours pas passé les petits fours. C’est décidé, demain matin je pars dans la jungle pour trouver de quoi manger. Rien que pour moi et ma gentille Tam… ça leur fera les pieds.

PS: J’ai fait la connaissance d’une asiat qui ne parle pas un mot de français, nous avons échangé un grognement internationalement satisfaisant.
PPS: Il faut que je surveille un peu Tam, j’ai l’impression qu’elle veut se lancer dans la pêche au requin à la suite du Monsieur de la force publique. Elle s’inquiète pour mon état nutritionnel - c’est si gentil de sa part - mais je ne pense pas qu’il soit de son âge de vaquer à de telles occupations.

Andrew Pipen

Zaza le rat

Journal de Rachel Pipen
Jour 4, au matin

Bon, les enfants, c’est la merde.
Je ne sais même pas par où commencer, les journées sont si intenses ! Enfin…
Finalement le gendarme a survécu, je lui tire mon chapeau (faute de mieux) : j’en connais pas beaucoup des gars capables de ne se faire bouffer “qu’une” main face à un requin. On a dû lui cotériser la plaie avec un morceau de carlingue encore fumant, on a donc de nouveau passé la journée sous les hurlements d’un mâle désespéré. Y a pas à dire je pense que cette île est misandre ou quel que chose dans le genre. Aucune d’entre nous n’a eu à souffrir de quoi que ce soit, tandis que les hommes (enfin ce qu’il en reste) semblent désespérements maudits. Je suis d’accord avec Michelle, cette île n’est pas comme les autres. Elle sent l’air Wick fraicheur marine, c’est pas naturel tout ça.
J’ai pas encore la force de partir explorer la jungle, j’attendrais la fin de la semaine quand mes règles seront passées. En attendant j’ai donc sympathisé avec Michelle et sa chienne, qui, même si elle ressemble à un rat musqué, a le mérite de nous divertir. D’ailleurs on s’est payé une bonne tranche de rire quand l’autre abrutie d’asiat a cru que j’avais réellement attrapé un rat musqué. Bon Michelle a flippé deux minutes quand elle a vu que tout le monde était prêt à boulloter son chien-rat, mais je me suis débrouillée pour faire croire qu’il s’était échappé pour que personne n’en face son affaire. L’asiat était prête à dégaîner son couteau suisse, mais dès que son mari est arrivé, elle s’est éloignée de la scène comme si de rien n’était. Je me demande si c’est pas une femme battue ou quelque chose dans le genre… De toute façon elle peut être rassurée, son mec risque pas de rester sur place très longtemps vu la vitesse à laquelle les hommes disparaissent…
En attendant avec Michelle on a récupéré Zaza, sa chienne, et on est gentiment allées voir Tara pour lui demander si elle avait pas un peigne qui traînait ou un ruban, pour faire une petite beautée à Zaza et pour éviter que les gens la confondent de nouveau avec un rat et la boulottent en cachette. Tara a été adorable avec nous, mais je me demande s’il ne s’agit pas plus de bonnes manières hypocrites que de véritable sympathie… Elle a continué son trip sur le sèche-cheveux, pas grave, on acquiescait gentiment en se mordant les joues pour ne pas éclater de rire. En tout cas sa fille est une vraie pute. Le pire c’est que Tara ne semble pas s’en rendre compte une seule seconde ! J’ai bien vu que la gosse se foutait de ma gueule en prenant mon cul en photo… J’ai rien dit pour pas foutre la merde au bout de trois jours, mais va falloir la mater la gamine… Tiens je vais peut être lui demander de m’accompagner en expédition dans la jungle ce week-end, ça lui lui fera les pieds.
Cette nuit s’est déroulée sans évènement particulier, à part Tam qui rôdait autour du gendarme, mais ce dernier avait perdu trop de sang, il dormait très très profondément…

Ouh là là j’entends des hurlements, faut que j’aille voir ce qui se passe, un drame à encore dû se produire !

Madame Lucifer

S’il savait…

Journal de Kim Cum Suk
Jour 3, 19h30

Voilà déjà plus de 24 heures que les vivres de l’avion on été épuisées… Les survivants commencent à cueuillir des noix de coco et des papayes. Cette grosse dame, Rachel a même capturé un rat-musqué qui s’était réfugié dans une des ses chaussures pendant la nuit. Malheureusement personne n’ose lui tordre le cou et lui faire son affaire… Cette situation devient problématique, il me serait facile en ramassant quelques herbes et quelques fruits de transformer ce rat en ma spécialité, “L’osso-bucco tropical” mais je ne veux pas que Lee apprenne que j’ai pris des cours de cuisine en cachette là bas au pays… Il a des réactions parfois tellement violentes qu’il me fait peur. Malheureusemet je ne suis pas sure de pouvoir garder mon secret bien longtemps avec toutes ces pauvresses affamées

27 juillet 2005
Miss Dior

Sa race les mongoliennes !

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Journal de Tam R. Van Eekay
Jour 3, après-midi

Putain, je me retrouve encore la seule gosse dans cet endroit qui pue la merde. Encore la seule môme dans une réunion de goliottes avec ma reume qui me pète grave les couilles avec son sèche-tifs à deux balles. « Connasse !!!! » que j’avais envie de lui dire, « T’as pas compris qu’on avait pas l’élec sur cette île perdue dans l’océan ??? ».

J’y crois pas… pourtant y’en avait des enfants dans cet avion, et il a fallu qu’ils s’écrasent tous comme de vieilles mangues pourries, et qu’il ne me reste que les connasses à me taper. Surtout quand il s’agit de bimbo comme la conne de Rachelle là… Tiens je l’ai même prise en photo histoire de monnayer ça quand je retournerai à l’école !

Le gendarme, il a l’air cool lui. Et puis même s’il est un peu con d’avoir essayé de pêcher un requin avec un hameçon et une ligne, il a quand même essayé de se procurer de la nourriture. Et comme les ressources de l’avion sont limitées, malgré les morts qu’on pourrait toujours consommer un peu faisandés (à la guerre comme à la guerre) et ce qu’il restait du voyage, j’ai salué ses efforts. Bon il a quand même perdu une main dans l’histoire, mais il n’avait pas qu’à dire à tout va qu’il les avait vu faire dans Koh Lanta et que ce n’était qu’un truc de pédé.

J’ai peur qu’avec la bande de bras cassés qu’on a là, on ne crève de faim dans quelques jours. En tout cas, je ne mourrai pas vierge ! Ah ça non !! Je vais me faire le gendarme !

Madame Lucifer

Jamais sans ma fille

Journal de Tara S. Van Eekay
Jour 3, après-manger

Ma fille est mon rayon de soleil. Cette petite est déjà si précocement intelligente pour son âge.
En fouillant hier soir les restes d’une valise ramenée par la houle, j’ai retrouvé un Polaroïd ! J’ai aussi trouvé plusieurs recharges ! L’appareil semble en parfait état de marche, comme peut en témoigner mon premier essai infructueux dû à la délicatesse d’emploi de l’appareil.
Je me suis dit qu’il ne fallait pas gacher ce précieux outil de témoignage. Après tout je ne sais pas combien de temps je vais rester coincée ici avec ces…. autres femmes. Mais ma petite Tam - elle est si maline, elle doit tenir ça de moi - a découvert l’appareil pendant que j’avais le dos tourné et elle a voulu faire comme sa maman. C’est bien naturel. Elle m’a donc photographiée en compagnie de Rachel - la survivante blonde à gauche sur la photo - pendant que nous guettions l’horizon. Et puis elle l’a annotée avec ses petits doigts. C’est prodigieux. A dix ans, Tam est déjà capable de cerner la personnalité des gens qui l’entourent. C’est magnifique.

PS : j’ai eu beau chercher, il semblerait que les concepteurs de l’île n’aient pas pensé à installer des prises pour mon sèche-cheveux. c’est malin ! maintenant ils sont tout emmêlés !

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Andrew Pipen

Death Comes to Lost, Housewives…and a Beloved TV Favorite; Plus, James Marsters Joins Smallville!

à lire, pour tout TV geek qui se restpecte : Eonline Gossips

M. Fox

Don’t get lost in Heaven

Il y aura toujours une petite place au chaud pour toi en bas
n’oublie pas ta vraie famille
le feu marche avec toi
n’oublie pas tes vrais amis
on est jamais seul dans les flammes de l’enfer
tu t’en souviens, pas vrai ?

Amok

Jésus j’ai peur

Journal de Michelle Lockridge
Jour 2, au matin

Je n’ai rien compris à ce qui s’est passé. J’avais tranquillement allumé le stewart depuis le décollage et finalement réussi à l’entraîner dans les toilettes avec moi, après maintes oeillades et autres poses suggestives. Nous nous appretions à entamer une levrette du tonnerre quand il y a eu cette énorme déflagration, suivie d’un souffle chaud qui a tout balayé. Je me souviens de la chute, le sensation d’avoir le visage en feu. Puis d’avoir touché l’eau, l’air qui manque dans mes poumons. Et puis rien.
Quand je me suis réveillée, j’étais accrochée à ce qui semblait être un matelas pneumatique. Que des débris autour de moi, et des corps atrocement mutilés. Désespoir total. J’ai alors entendu des aboiements, et j’ai immédiatement reconnu ma Zaza. Ô joie. J’avais confiée ma petite chienne à une vieille dame assise à côté de moi juste avant d’aller m’envoyer en l’air avec ce cher stewart. Et ô miracle, elle avait survécu ! Elle se tenait fière et nerveuse sur le cadavre retourné de la petite vieille qui lui avait servi de radeau. Je la rejoignis en quelques brasses, puis nous gagnâmes le rivage pour rejoindre les autres survivants. J’ai laissé Zaza jouer avec la tête d’un enfant mort et commencé à discuter avec les quelques femmes présentes.
L’une d’elles m’impressionne particulièrement et me fait peur à la fois. Elle s’appelle Rachel et elle a extirpé violemment le levier de vitesse de l’avion du cul du copilote, ce qui a causé une hémorragie fatale au pauvre homme. J’entends encore les hurlements et les derniers râles malheureux. Je n’ai pas encore en tête le prénom de toutes les autres femmes, mais apparemment il n’y a que des fortes têtes.
Quelque chose d’anormal se trame, je le sens. J’entends les bongos au loin dans la jungle, promesse d’autochtones moyennement chafouins. J’ai peur pour ma petite Zaza, peur que si on ne trouve pas suffisamment de nourriture, les filles décident de la griller vivante pour faire des brochettes. Mais il faudra d’abord me passer sur le corps ! Je suis sur mes gardes, j’observe. Je suis une fille du Wisconsin. I’m a survivor !

Andrew Pipen

Il n’y a pas que les études ou la plage dans la vie…

“Bonjour, je voudrais étudier un an à Sydney, option tourisme sexuel svp!”
Guy #1 : Rockeur tatoué et aux ongles peints en noir. Cheers Man !