Quelque part, ce jour-même
Chère Lilith
Permettez moi de vous adresser cette missive, qui, je n’en doute pas un seul instant, vous trouvera en
bonne santéétat de mort avancée, prête à affronter l’hiver et ses frimats avec laforcesolitude que l’on vous connaît. Il est généralement admis qu’en ces temps à ne pas mettre un cul à l’air, il est de mise, dans la plupart des systèmes sociaux évolués, de passer son temps avec un être cher, dans le but - non avouable - de regarder le feu de cheminéune bite dans le culles yeux dans les yeux. Il me semble donc normal que vos compatriotes agissent de même et avouent aisément trouver chaussure à leur pied.Je ne saurai donc accepter, sans me battre jusqu’au
crêpage de chignonsang, que vous osassiez prendre avec dérision les exceptionnelles nouvelles de ma vie-qui-va-très-bien-merci. Tout au plus, c’est de la vile jalousie. Ou encore une tentative désespérée pour attirer l’attention sur votre personne avant qu’il ne soit trop tard.Ainsi donc, je vous
salueconchie profondément, avec la grâce de Dieu tout puissant.
Bien désaffectueusement,
Lord Arsène FiddleBubble


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