Non content de piller honteusement et de façon grossière la famille Benetton, cette compagnie nous vole notre image pour vendre des chaussures, même pas belles.
Archives pour mai 2006
Sometimes I feel,
We are too productive.
Too many ideas in a row.
Too many concept in any minute.
Sometimes…
And then I remember.
I remember we are wonderful,
We are gorgeous,
We are the most delightful people in the word…
And then I remember.
We are everything you need,
We are everything you’re dreaming of,
Everything and more and more…
And I wonder,
What you’d become if we weren’t here,
What you’d do if you hadn’t us.
How you’d live without us…
And then I feel relieved…
We are wonderful,
Never forget that.
No matter what you think: Nawak über alles!!

Et oui ma chère Marise, aujourd’hui je vous propose cette meeeerveilleuse machine à tout faire…
Bien sûr, vous pouvez y laver votre linge, mais aussi y mettre le caniche de votre voisine, le dernier né de votre belle soeur, les magazines de cul de votre petit ami, votre vaisselle sale, vos factures les plus élevées, les lunettes de mémé, les doudous de votre petit frère… j’en passe et des meilleures.
Voilà, ma chère Marise, cette brillante invention, au prix exceptionnel de 100 euros. Vous avez bien entendu, 100 euros.
Courez voir cette splendeur sur ebay et contactez le standard à white.russian@hotmail.fr.
A la semaine prochaine.
So consumed in all your doom
Quand j’ai eu 8 ans, j’ai eu un Apple II. Et contrairement à ce qui aurait normalement dû se passer, c’est bien moi, et non mon frère ainé, qui en ait le plus profité. Oh ça ne volait pas bien haut, mais c’était déjà ça. Et mes premières lignes en BASIC provoquèrent mes premiers émois… une geekette venait d’être baptisée, qui plus tard communierait avec son Atari STE, qui plus tard confirmerait avec son Pentium, et s’engagerait dans un mariage consommé avec l’informatique.
Aussi, rien ne fut moins étonnant quand au lycée je me retrouvai dans le groupe des geeks, et non dans celui des pétasses fashion. Il était écrit quelque part, dans une routine numérotée verte sur noir qu’au lycée je grossirais, que je ne quitterais jamais mon grand manteau noir, que je jouerais au fond de la classe avec un pote geek - masculin de surcroit - sur ma HP48GX (le sceau des geeks) au lieu de glousser sur la gueule d’ange de Johnny Deep dans “Quarante et un” Jumpstreet.
Je devais… j’aurais dû finir vieille geek, les pieds dans les cables et les transistors aux lèvres si… si pendant ce temps je ne m’étais pas révélée être une véritable femme.
Car, enfant, j’avais par ailleurs des goûts plus en accord avec mon véritable sexe. Ce qui n’a dû rassurer ma mère qu’à moitié quand je délaissai ce bel après-midi d’été pour ne surtout pas rater le dernier épisode de Creamy. J’étais folle d’elle. Je me transformais dans ma chambre quand personne ne pouvait voir. Je taisais un instant mes pulsions techniques, je délaissais les électrons pour les paillettes, les circuits pour les lacets roses, l’écran grésillant pour les spotlights frétillants.
The sun will always shine
Bien sûr, je continuais à enterrer cet attrait pour la féminité sous une couche épaisse de GOSUB et de EAX,0xFF00029A que j’adorais par dessus tout, et qui, à l’adolescence, m’aidaient à creuser le fossé qui coupe habituellement du monde les gens de cet âge, et la marginalité aussi que j’exprimais par des préoccupations toutes masculines. Il m’a fallu attendre encore un peu avant de réaliser que je ne finirais pas “garçon manqué” comme me l’avaient prédit mes camarades pétasses.
Ce qui, par une étonnante rencontre d’intérêts, m’a attiré pas mal de sympathie de la part des invertis, du moins ceux qui ont envié comme moi le procédé de transformation en Super Star, l’alternative apparence d’une identité cachée, la baguette et le pouvoir. Et de merveilleux échanges, comme ce jour où, devant le générique d’Emi Magique en compagnie d’un Coxxien* que je ne citerai pas, nous avons définitivement statué que “putain elle avait quand même une belle baguette” (à n’en pas douter la plus belle devait nécessairement revenir à la doublement magique Emi).
Yes, words can’t bring us down
Oui, ce sont les Magical Girls qui m’ont sauvée, de toutes les façons qu’une femme puisse l’être. Dorénavant, je mènerai ma vie entre deux eaux, comme entre l’écran et le dance floor, la biochimie des ordinateurs à ADN sociopathes et les vieux ragots d’une soirée pyjama, Rage Against the Machine et Mariah Carey. Succube dans un monde que je découvre plein de transgenres de mon espèce, j’écraserai ma dernière ligne de code en assembleur 68000 sous un talon aiguille que j’ai finalement beaucoup de plaisir à chausser.
[ Ce post est spécialement cacedédié à la Coquecigrue* team. Nawak is beautiful ! Je vous aime ! ]
Il est posté à la sortie de l’autoroute, auprès du feu. Celui-ci passe au rouge, une dizaine de voitures s’arrêtent. J’attends de pouvoir redémarrer. Le SDF descend du trottoir et commence à circuler parmi nous. A la main, il tient un paquet de journaux, qu’il espère vendre.
Je me prépare. Je ne détournerai pas la tête, ni ne ferai semblant d’être au téléphone, pour éviter son regard interrogateur. Je méprise les lâches qui agissent ainsi.
Je ne lui donnerai pas d’argent non plus. Dans mon portefeuille, il reste 2 euros, et le parcmètre m’attend devant le collège. Je ne peux pas risquer d’en payer 11 plus tard. De toute façon, je donne rarement.
Mais cet homme, comme les autres, j’attendrai qu’il s’approche de moi, me fasse un signe. Je lui sourirai, et secouerai la tête honnêtement. Certains me rendent mon sourire. C’est peut-être plus facile de garder son argent pour soi quand on est une femme.
Je le guette, il n’est pour l’instant passé qu’auprès de 2 voitures, infructueusement. Il est habillé proprement, pantalon, chemise à carreaux, chaussures en bon état. Il semble plutôt propre. Ses cheveux commencent à blanchir. Il n’a pas l’âge de mon père, mais c’est le même genre d’homme. Je me demande de quoi est rempli son gros sac à dos. Peut-être d’autres exemplaires à vendre.
Il hésite, va vers un troisième automobiliste.
Je jette un coup d’oeil, et le devine, le conducteur, qui fixe son regard sur le bas-côté, pour ne pas voir cet autre qui le gêne, qui lui demande quelque chose qui l’obligerait à réagir.
Il a tourné la tête, tout simplement, pour éviter cela.
Le SDF recule, impuissant. Un rictus tord ses lèvres, et soudain, il se met à pleurer. Furtivement, des larmes lui sont montées aux yeux. Il ne veut pas se donner en spectacle, alors il les essuie d’un revers de sa manche, ravale un sanglot, et continue.
Il s’approche de moi. Je n’ai pas le temps de réfléchir, voilà qu’à l’abri derrière mon pare-brise, je fais ce que j’avais prévu de faire. Je souris, et fait non de la tête. Tout en sachant que ce n’est pas ce que je veux.
Je ne veux pas lui donner d’argent, vider mon sac des piécettes qu’il contient: il croirait que je le fais seulement par pitié.
J’ai envie d’ouvrir ma portière, de descendre de ma voiture, et d’aller lui parler. Je me dis qu’un peu d’humanité lui ferait plus de bien que quelques sous.
Peut-être qu’il le prendrait mal, aussi.
Le feu passe au vert. L’homme remonte sur le trottoir. Tout le monde démarre. Moi aussi.
Devant le collège, je trouve une place gratuite.
Comment ça le bon goût ? Mais chérie, le bon goût… c’est nous !
Quiconque parcourant les pages de ce blog aura connu dans sa vie, au moins une fois, la série télévisée Beverly Hills 90210. Et peut être que les mémoires entraînées se souviennent encore des épisodes de la période lycée où les pouffes défilaient, et s’amusaient de commentaires désobligeants aux geeks alentours. Elles marchaient, et alors qu’elles marchaient elles envoyaient des “salut accompagnés de sourires hypocrites”, des “que tu es belle dans cette robe”, etc. Elles avaient donc un mot pour chacun les pouffes, et entretenaient ainsi les mondanités.
Pour tout avouer, une fois j’ai péché, contre toi mon dieu, et contre mes frères, mais près de toi se trouve le pardon. A la rentrée scolaire de 4ème ou de 3ème, j’avoue avoir salué un de mes camarades en lui envoyant, “toi tu as grossi cet été”. C’était un petit gros qui avait enflé pendant les deux mois de séparation. Bien entendu il ne m’a plus jamais parlé depuis, et je viens de me rendre compte que les deux événements étaient corrélés…
Lors de la visite de l’expo Star Wars, qui se déroule à la cité des sciences et de l’industrie, ma stupeur fut grande.
En effet, au moment de signer le livre d’or, réservé aux personnes connues et reconnues dans le monde du “chaud” business, un petit message sous forme d’interrogation me sauta aux yeux.
A toute évidence, les fans de Muxu Munu sont passés par là et soulèvent une question des plus intrigantes.

Alors? Mi-homme, mi-bête? Les ex de Muxu peuvent-ils nous donner la réponse?!!!
Petit séjour dans le sud-ouest de la France, petit diner avec ma grand maman :
Grand-Maman : Comme tu le sais, hier je suis allé à un cocktail à Saint-Jean-de-Luz pour des fiançailles, le mariage aura lieu Samedi.
MuxuMunu : oui, c’était sympathique?
GM : oulalala, c’est la deuxième fois de ma vie que je me retrouve devant une future mariée et que je n’ai rien à lui dire!!
MM : Ah zut, enfin ça arrive, c’est pas très grave.
GM : non mais écoutes, elle est Moche, mais Moche, la trentaine, à moitié chauve, non vraiment je ne savais pas quoi lui dire, et puis pas un effort pour s’arranger, non vraiment quel manque de tact.
MM : mdr, ptdr, lol
GM : je n’irai pas au mariage, non vraiment, elle est trop moche, apparement ils ont de l’argent, sinon je ne vois pas l’intérêt, ohlala, non vraiment c’est pas possible.
Muxu Munu Family, ensemble faisons vivre les opérations spéciales Coxx.
Rochelle et Emilie semblaient inséparables.
Quand Isabelle, la nouvelle, a fait son entrée dans la classe, elles ont à peine levé les yeux.
Isabelle a tout de suite été accaparée par les filles in: celles qui prennent toujours le parti de Samy et dont les parents me font parvenir des lettres insultantes. Elle semblait s’être bien intégrée.
Mais certaines filles sont plus intelligentes que d’autres.
Manon, par exemple. Elle s’est vite rendu compte que ses copines, qui passent auprès de leurs parents pour de vraies petites saintes, n’étaient pas vraiment fiables. Ca a commencé avec un cours de dessin, où elles lui ont confisqué la photocopie servant de modèle que les élèves devaient reproduire. Sous prétexte que elle, elle avait déjà d’assez bonnes notes. Des petites crasses. Et puis, la fois où Manon a refusé de participer à un mauvais coup monté contre moi, elle s’est fait mettre au ban de la classe.
Manon et Isabelle ont formé un duo. Mi-intégré, mi-indépendant.
Mais tellement plus dans le vent que celui de Rochelle et Emilie! Ces filles-là s’habillent à la mode, sont bonnes élèves, s’amusent, refusent de se faire marcher sur les pieds.
Petit à petit, le nouveau duo est devenu un trio: Rochelle s’est détachée de sa meilleure amie. Elle l’a laissée cheoir, tout simplement, comme une vieille chaussette. 5 ans d’amitiés sont passés à la trappe. Emilie n’est plus intéressante aux yeux de son ancienne copine. Elle n’est pas jolie, elle est immature, elle est trop lente. C’est un vilain petit canard qui ne semble pas pouvoir donner plus tard un beau cygne.
Le visage toujours renfrogné, elle est là, toute seule, à sa place. Elle crayonne sur sa page sans plus rien comprendre au cours: Rochelle n’est plus là pour faire le lien, tenter de lui expliquer. Rochelle s’assoit désormais avec ses nouvelles copines.
Retiens bien ce que je te dis
L’amour… ça ne fait pas tout
Laissons-là ces pauvres imbéciles
Qui devant lui plient un genoux
Prends conscience de tes charmes
Sois plus sûre de tes talents
Sois vive et chaude, comme la flamme
Car tu n’es plus une enfant
[Coming soon ou “mon Dieu ça va être nawak”]
10 points à celui ou celle qui trouvera le nom de la chanson dont celle-ci est un détournement (mail me if you can).
Un indice : à la base “talents” et “enfants” étaient des rimes en “eur”.





