300 000 morts.
Pour donner une idée de ce que représente ce chiffre : imaginez tous (vieillards et nouveau-nés compris) les individus de sexe masculin de Nantes, Poitiers et Brest, morts. Tous : pas un seul survivant.
Pour imaginer l’horreur, imaginez-les tous entre 18 et 35 ans. Ils sont beaux, ils ont la vie devant eux. Certains sont des artistes, des amants émérites, des pères de famille…
Ils sont tous morts : celui-ci ne deviendra pas le plus grand compositeur du siècle. Celui-là mourra dans un hopital de campagne sans avoir revu son bien-aimé. Le dernier est un français qui sera tué par un éclat d’obus la veille de la victoire. Dans sa dernière lettre il écrit à sa femme et à sa petite fille “la bataille touche à sa fin, je rentrerai bientôt”.


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1916, année érotique (ou pas !)”