Il neige parfois en avril comme ce fut le cas à Versailles.
J’avais posé mes mains sur la fenêtre pour mieux voir tomber les flocons. Je dessinais des étoiles avec la buée pour le plus grand déplaisir de ma mère. C’était le printemps où ma grand-tante beurrait des tartines aux moineaux.
« Ils ont besoin de margarine », me disait-elle. « Je ne leur en donne pas beaucoup, juste de quoi prendre des forces. » Et les moineaux piquaient du bec dans la Fruit d’Or. Un drôle d’hiver que ce printemps-là.


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