
Archives pour juillet 2007Page 2 sur 13
Il m’a dit :
“Tous ne sont pas orphelins de guerre tu sais… Certains sont là parce qu’ils ont fui la violence de leur foyer. Tu imagines ce qu’ils ont fui ? Ils préfèrent vivre chichement dans des immeubles en ruine, au milieu des cafards et des immondices. Tu imagines ce qu’ils ont vécu ? Ne détourne pas les yeux. Tu voulais connaître le monde réel ? Et bien le voici. Ces enfants qui sniffent de l’essence pour oublier leur quotidien, il est là le monde véritable. Bien loin de ton Eden petit-bourgeois et de ta bulle bien-pensante de merde !”
Aujourd’hui, décryptons ensemble la mode chez nos jeunes compatriotes :
- Danser dans l’appartement (au goût douteux) de ses parents
- Mettre des lunettes de soleil pour clubber (bon, ça OK, ça a toujours été has been)
- Se mettre les chaussettes de Beetlejuice au bout des bras
- Ecouter de la musique qui réveillerait François Mitterand
- Bien évidement, ne pas sourire
- Bouger très vite les bras et préparer le concours d’agent de la circulation (c’est bien qu’il y ait encore des jeunes qui veulent être fonctionnaires)
- Faire du surplace et cogner ses amis-danseurs à 2 mètres à la ronde sur la piste de danse
Promis, même la plus folle d’entre-nous se sentira plus virile après avoir regardé cette vidéo! Mis à part celà, je pense que le garçon est dispo pour un plan chô7.
Ben oui !? C’est quoi ?
Je connais la théorie : Gaydar c’est la contraction de gay et de radar. C’est le soi-disant sens spécial des homosexuels qui leur permet de se reconnaître entre eux.
Et bien j’en suis totalement dépourvu. Il faut qu’un homme me dise explicitement qu’il est homosexuel pour que j’admette qu’il l’est. Et du coup, pour moi tous les hommes sont 100% hétéros jusqu’à preuve du contraire. Il y a une exception pour cela : les bars et les boites homos… rien que le fait d’y pénétrer valide l’orientation sexuelle déviante des joyeux convives : pour moi c’est comme pénétrer chez le marchand de bonbons quand on a 10 ans, tout est permis et l’univers est soudain plein de promesses délicieuses.
Je voudrais vite lever une ambiguité : ce n’est pas parce je pense a priori que tous les hommes sont hétéros que je ne drague pas : il n’est pas rare que - l’ivresse aidant - je me retrouve à brancher absolument tous les mecs potables d’un pub ou d’un bar hétéro… J’ai du échapper à la mort une bonne douzaine de fois, mais que voulez-vous, je ne peux pas m’en empêcher !
Est-ce lié à mon absence de Gaydar…? Je l’ignore mais le fait est avéré : je passe mon temps à tomber amoureux des mauvaises personnes (non, ceci n’est pas un coup de couteau gratuit dans le dos de mes ex, qu’ils se rassurent et lachent leurs armes) : je flashe sans arrêt sur des hétéros, si possible homophobes et si possible mariés avec des enfants (si vous en possédez un comme ça dans vos relations, je dois le rencontrer !!)… Comme vous pouvez vous en douter, ma vie sentimentale a souvent été un calvaire sans nom et je ne remercierai jamais assez les Coxxiens de m’avoir sorti de ce marasme, en me trainant en boite et en me faisant profiter de leurs informations et de leurs contacts.
Peut-être que je devrais prendre des cours de Gaydar,
ça me changerait sûrement la vie…
*Soupir*
Bon, je bourdonne qui ce soir, moi?
Dicky Trace : c’est bien un montage sommaire comme ça
Dolly Prane : … (en approuvant de la tête, et essuyant une feuille de salade sur le bout de ses lèvres )
Dicky Trace : Parfois c’est les mieux montés qui font les plus gros flops
Dolly Prane : un peu comme les mecs…
C’est un léger retroussement de la braguette, ou pas, un point c’est tout.
C’est une réaction incontrôlée quand je croise un des miens dans la rue. C’est un réflexe animal quand nos regards se croisent dans le métro. Elle est là la Communauté. Elle se situe dans se mouvement imperceptible de la bite.
Elle loge au creux de ces reins, de ce désir à l’endroit aux ailes déployées.
C’est une explosion de phéromones, ou pas. Le gaydar c’est la reconnaissance mutuelle d’un potentiel accouplement. C’est je t’aime moi non plus. Pourtant, hormis moi, personne ne s’en aperçoit. Excepté l’homme en face de moi, et qui lui voit l’homosexuel en moi. Car il l’est lui aussi. Et lui, il veut de moi, alors que moi, pas forcement. C’est un défi à la séduction, c’est une reconnaissance du champ de bataille de l’étreinte, c’est l’ouverture vers les possibles.
C’est cela le gaydar : un geste imperceptible qui fleurit et se fane dans son élan. Juste le temps d’un regard. Un désir potentiellement partagé dont la seule barrière est de se plaire. Ce sont deux corps compatibles qui se jaugent.
C’est un léger retroussement des lèvres, un relâchement de la mâchoire, un pincement anodin qui nous rassemble.
C’est une réaction incontrôlée quand je croise un des miens dans la rue. C’est un réflexe pavlovien quand nos regards se croisent dans le métro. Elle est là la Communauté. Elle se situe dans ce mouvement imperceptible.
Elle loge au creux de ce rictus figé, de ce sourire à l’envers aux ailes repliées.
On a beau vouloir le cacher, que rien ne transparaisse, il transpire de nous. Comme ces gestes non désirés qui jaillissaient en famille. Pourtant, hormis moi, personne ne s’en aperçoit. Excepté l’homme en face de moi, et qui lui voit l’homosexuel en moi. Car il l’est lui aussi.
C’est cela le gaydar : un geste imperceptible qui fleurit et se fane dans son élan. Juste le temps d’un regard.
Les hommes n’imaginent pas le mal qu’ils peuvent faire : leurs aternoiments ridicules, leurs mensonges pathétiques, leurs absences inexpliquées… On dirait qu’ils ont été créés en utilisant pour modèle une taupe handicapée ou quelque autre animalicule malformé : ils sont craintifs, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ils vivent dans leur monde, sans jamais lever les yeux au ciel de leur nombril…
Ils sont tellement imparfaits qu’on ne peut être qu’ébahi quand l’un d’entre eux sort du lot ! Quel bonheur de croiser un homme généreux, un homme qui n’a pas peur de s’engager, un homme qui n’est pas égoïste…
N’allez pas croire que je crache dans la soupe. J’aime les hommes et j’aime leurs défauts. Comme ils en ont de nombreux, je n’ai que l’embarras du choix… Leur lâcheté par exemple est parfaitement adorable : elle les rend tellement humains et tellement beaux. Rien de pire en effet qu’un homme qui n’a peur de rien. Lui prend ses décisions sans penser à l’autre, sans penser aux conséquences ni au mal qu’il peut engendrer. Il fait ce qui lui semble juste, sans se poser de question. Sachant qu’il a le sens commun d’une puce d’eau sous acides, imaginez les dégats qu’il peut faire !
MuxuMunu, comment écouter de la musique au taff !!
Lorsqu’on a un entretien dans un autre boîte et pas de RTT, faut bien trouver une excuse au boulot :
” J’étais malade, j’ai vomi toute le nuit… ” (Et plus vous rajoutez de détails et plus les gens veulent moins en savoir…)
Mais surtout ce qu’il faut, c’est un bon look :
- Mettre sa chemise de travers.
- Se décoiffer.
- Se sentir crade (c’est très psychologique tout ça).
- Appuyer très fort sur ses yeux afin de les rendre bien rouges.
- Fumer une clope en entier juste avant en 1 minute afin de devenir tout blanc et de marcher de travers.
Et après, je vous assure qu’en franchissant la porte de votre taf, tout le monde vous croit sur parole !
C’est Paris qui vit mes premiers réveils à deux.
Dans mon lit « une place et demi » hérité d’une adolescence luxueuse, on se sentait un peu à l’étroit à Place des Fesses. C’est sûrement ce qui a poussé mes amants à usage unique à trouver un garçon mieux doté.
Les réveils à deux c’est parfois l’horreur. C’est parfois la découverte d’un autre. Et cet autre c’est parfois soi. J’aimerais tant pouvoir être celui qui rayonne de beauté au réveil. Un peu comme Laure du Loft qui expliquait qu’elle se levait avant son amant pour aller se maquiller dans la salle de bain et revenir toute pimpante dans le lit. Oui, j’aimerais bien être comme ça. Ou pas.
Car j’aimerais surtout qu’Il le fasse sur moi lors des réveils à deux. Que l’Autre fasse sur moi ce que je préfère faire sur Lui : poser mon regard.
Les croissants chauds qui laissent des miettes dans un lit ne sont rien à côté de ce regard. Un regard qui en dit long, beaucoup plus que tous ces compliments qui m’assomment et qui m’endorment.
Je veux juste qu’Il me réveille.
A l’aube, dès demain.
1 - Dolly Prane qui rencontre une amie blonde resplendissante alors que nous Vélibions en parade dans le Marais?
2 - Dicky Trace qui se fait présenter le député de l’Ardèche, attablé à la terrasse des Marronniers?
Merci d’envoyer 1 ou 2 au 6 69 69. (14€/SMS ou don de votre corps accepté)
Le premier single de Julien Doré, Nouvelle Star 2007, sera “Moi… Lolita”
Mylène Farmer était “tombée sous le charme” de Julien Doré, après qu’il a interprété une version toute particulière de la chanson qui avait propulsé Alizée en haut des charts il y a 7 ans.
Et bien elle vient de donner l’autorisation au garçon d’utiliser le titre pour son premier single !
Moi j’aimerais bien qu’il la chante au Ukulele. Nu. Assis près d’un feu de camp. Et ses couilles prendraient feu.
Dans le dernier film hollywoodien avec des vrais morceaux d’effet spéciaux dedans, les Etats-Unis (et probablement le reste du monde, mais bon, ce serait superflu d’en parler dans un film américain…) subissent l’attaque d’un virus hypersophistiqué inoculé par les robots dans les serveurs de la Défense Nationale. Or ce virus est capable d’évoluer très vite, trop vite pour être honnête.
Et c’est là qu’une jeune analyste du signal (blonde, histoire de montrer que certaines assertions sont fausses) émet l’hypothèse que le virus est “organique“: “une sorte d’ordinateur à ADN”.
Et nous en venons au point important de ce post: nous avons retrouvé la trace de Mme Lucifer, qui écrit maintenant des scénarios pourris à “Holly”-wood (quelle ironie). En même temps, son père peut être fier d’elle. Il n’aura jamais autant lavé de cerveaux et collecté d’âmes qu’avec la machine hollywoodienne.

