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28 août 2007
Petit Pois

la précarité

Après deux mois de précarité précaire je retrouve une structure virtuelle aimante et aimée. Ah qu’il est bon de pouvoir à nouveau s’engluer aisément sur la toile de notre mère à tous, et célébrer à la bonne heure l’épopée de notre Divine Coquecigrue. Sainte Coquecigrue, je te prie et je me prosterne. Accepte ma dévotion totale, et mon attention de tout instant. Je t’aime et je te chérie ma chère mère.

M. Fox

Le succès
Verbatim

Tu me souhaites bonne chance ? C’est inutile. De la chance j’en ai toujours eu et j’en aurai toujours.

Tu verras, dans trente ans, le succès m’aura rendu insupportable. Je serai un homme envié, j’aurai organisé ma vie et je me moquerai des types comme toi qui préfèrent rêvasser à l’ombre d’un arbre plutôt que de faire carrière.

H. de Lautréamort

The 4.48 Project (13)

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TacTac

Trip the road Jack (2/4)

« Tu tires en premier ?
- Bah non, c’est toi qui t’es fait chier à le rouler. »

Bien que je ne fume qu’extrêmement rarement (de l’herbe ou du shit hein, des cigarettes c’est pas fumer), j’ai toujours eu les bons comportement et vocabulaire du drogué. Aucun bad trip et quelques expressions lancées du genre « Qui veut le cul de mamie ? » m’ont toujours permis de me rapprocher des meilleurs éléments des Terminales L.

« Putain c’est fort ton truc quand même !
- Grave ! Hihihi ! Il m’a dit que ça s’appelle de la Jack.
- De la Jack ? C’est bizarre comme nom.
- Grave. Hihihi. Bon, on se remet à bosser ? »

Curieusement la Gestion des Coûts passait vachement mieux avec de l’herbe dans les neurones. Les chiffres n’étaient plus aussi rebutants et je comprenais en deux secondes la logique des tableaux de répartition des coûts d’entreprise.
J’avais très faim en revanche.

27 août 2007
White Russian

Nous n’avons pas les mêmes valeurs

Certains côtoient les Jaurès, Rousseau, Voltaire, De Gaulle, Hugo, Rimbaud ou encore Paris, Madrid, Luxembourg, Italie, Genêve… et d’autres ont droit à ça :

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La précarité frappe sous toutes les formes…

Dolly Prane

Carte postale

Salut les chums !

ici on a du fun ! J’ai magaziné un peu, parce que c’est pas trop dispendieux. Mais les gens m’ont niaisé à chaque fois que j’ai jasé avec eux, à cause de mon accent. Comme c’est vacances, j’ai flagossé pas mal. J’ai voulu apprendre le vocabulaire mais j’ai eu peur de me faire fourrer, j’ai préféré me pogner le cul.

Je vous laisse, les breuvages arrivent !

Lapin

Oui

Quelqu’un m’a appelé ?

Andrew Pipen

Cher Dicky Trace

Fais comme moi : Ne dors pas avec.

Lord FiddleBubble

Le sens, ça compte

Je viens de mettre mon boxer à l’envers.
Les fesses devant.

Ben c’est pas bien agréable.

Comme quoi, le sens, ça compte énormément

Dicky Trace

Communiqué

Chers Messieurs,

Lorsque je couche avec vous, je n’ai ni besoin d’une môman, ni d’un mec en baudruche. C’est vrai, on ne se connaît que très peu finalement, vous ne croyez pas ? Ainsi, je vous saurai gré de bannir ces termes de votre vocabulaire au réveil de notre toute première nuit (de vive voix, par texto ou par mail) :

Mamour
Mon lapin
P’tit lapin
Mon ange
Joli coeur
Mon chou
Mon sucre d’orge

liste non exhaustive

Cordialement,

Votre dévoué Dicky Trace

M. Fox

Space oddities : l’addition du lift-off
Bistromatique appliquée

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Ca doit ressembler à ça en tout cas, je vous mets un petit Calva pour faire passer le tout ? Les digestifs ont toujours fait bon ménage avec les explosions atomiques. Enfin je trouve, moi.

Enfin remarquez, peut-être que y’a pas eu Bachelorette et qu’on a commencé par Innocence. Quelqu’un a pris un supplément Mother Heroic ?

Ca a jamais été mon truc, les additions.

Plus rien à déclarer : on décolle et vive Mars !

Jean-Claude Vendôme

Space oddities

Ground Control to Major Vendôme : Die with your f*ck’n muddy boots on !

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“Take your protein pills and put your helmet on”

Effet Coquecigrue* #1 : Ten, Nine, Eight, Seven (engines on)
Montée en puissance du volume. Bières. Les pintes s’entassent. Pas facile de garder les yeux ouverts.
Premières hallucinations. Mogwaï affamé. Des dinosaures. Des bulles iridescentes. La belle-doche.
Téléportation Néerlandaise. Cidre. Survol de Vladivostok. Vodka. De la boue sur le treillis.

Effet Coquecigrue* #2 : Six, Five, Four, (ignition)
Hello. Bières. Montées d’acide gastrique. Oesophage brûlé. Ruptures de clopes.
Nouvelles intoxications visuelles : guerre froide sous chaleurs sonores. Les marionnettes. Le Maroc.
Le Christ ? Lee Hazlewood ? Paris-Londres. Maybe I’m a paranoïd. Jane, Dean & Daron tournent le Whiskey.
Furieuses lamentations. Dublin. L’oeil, la lune et moi. Le calme avant le Sturm und Drang. Goodbye.

Effet Coquecigrue* #3 : Three, Two, One, Zero (lift-off)
Je viens de Mars. Un soleil éclatant. Le bar. Moment de repos et d’intimité. Dehors : l’espace-temps. Kami.
Nouvelles transmissions. Foule moite. La pression monte. Bières. La lune tombe. Electro-tribal-punk. Kaze.
Samouraï trompettiste. Etendard des Cornouailles. 20 000 personnes derrière Jean-Claude. Des confettis.
Un poulet.

“And there’s nothing I can do.”

M. Fox

Paranoïa

Que tous les miasmes que pompe le soleil dans les fossés, les bourbiers et les mares retombent sur toi ! Que chaque recoin de ta chair ne soit plus que pustules !

Tes espions m’écoutent, mais c’est plus fort que moi, il me faut te maudire !

Sumiré

Ma mère, cette entremetteuse (6)

Finalement, Voisin s’est installé beaucoup plus vite que je le pensais, sans me laisser le temps de me faire à l’idée que mon environnement allait changer. De nouveaux bruits filtrent au travers du mur de ma chambre.Toutes ces petites perturbations des alentours de ma bulle, alliées au lavage de cerveau forcené de ma mère, m’ont transformée en espion. Qu’est ce qu’il fait? C’est son scooter, ça? Pourquoi il fait des allers et retours dans le couloir? C’est à cette heure là qu’il rentre? Et c’est qui chez lui? A tel point que maintenant, à chaque fois que le début d’une de ces questions se pointe, je crie (intérieurement) “arrête!”. Je passe mon temps à la maison à penser “arrête!”.

Quelques jours passent et je le croise dans le couloir avec deux de ses amis. Il m’invite à prendre l’apéro, les amis (charmants, au demeurant) s’en vont, et on se retrouve au resto. Là, il commence à me raconter sa vie, j’écoute comme on m’a dit de faire, avec les oreilles et les yeux, quand il en vient à aborder le sujet de ma mère. Bien évidemment il n’avait pas été dupe de son stratagème visant à refourguer sa fille, mais en plus de ça, il m’apprend qu’elle est terriblement inquiète pour moi parce que je n’ai quasiment que des amis homos, et que du coup je n’arriverai jamais à me trouver quelqu’un. Je me sens coincée, parce que je ne peux décemment pas bombarder ma mère en avouant à Voisin que ma vie sexuelle est aussi foisonnante que décousue, ni répondre sagement sans passer pour une réelle désespérée. J’essaye de m’en sortir par un timide “ma soeur cadette vient de se marier, ça bouscule les plans de vie qu’elle a fait pour nous, la famille c’est pas simple”, quand soudain, Voisin vole à ma rescousse : “moi aussi, ma famille comprend pas que je sois pas marié, je te comprends trop bien”. Superman en t-shirt rasta.

Depuis, on s’installe gentiment dans notre nouveau quotidien, lui avec sa musique la nuit, moi le jour. J’essaye tout de même de ne pas trop être chez moi, pour diminuer le nombre d’”arrête!”, d’éviter de penser que Voisin m’appartient (je suis un poil possessive) et de fuir le plus possible ma mère pendant la période de sevrage. Mais malgré tout, j’hésite à lui faire croire que je sors avec Voisin, pour qu’elle n’aille pas se mettre en tête de m’en trouver un autre.

H. de Lautréamort

The 4.48 Project (12)

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