Il paraît que les neurones arrêtent de se multiplier vers les 21 ans, soit à peu près l’âge auquel j’ai débarqué à Lille. Et je le confirme : j’ai commencé à ne plus me servir de mon cerveau à cet âge-là. Qu’est-ce que j’en avais alors à foutre de la concentration ? Les seuls moments où j’avais besoin d’un environnement sonore pour me concentrer étaient mes insomnies.
Cassééééééééééééééééééééééééé !!
Trop tard Nono, c’était avant qu’il fallait se manifester.
Lors de mes errements nocturnes, il me fallait de l’aquatique sous ma couette. Mer girl, le dernier titre de l’album Ray of light de Madonna. Aujourd’hui encore je me le passe au creux de mes oreilles lorsque le sommeil se fait attendre.
Mode repeat. Ôde aux clips.
Fuites en avant et retours en arrière. Corps recouverts de fourmis et de baisers aux rayons du soleil. Des images floues et des sensations claires. Un calme imprécis mais qui me repose, même les yeux grands ouverts.
Car les airs connus par cœur me confortent et me rassurent. Ainsi dans ma bulle, je peux me concentrer et me laisser aller. Je glisse. Je reste apaisé, assourdi par ma chanson bien-aimée. Je ne trouve le repos que dans le calme de ma cacophonie.


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