Archives pour janvier 2008

31 janvier 2008
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Le 31 janvier sur Coxx*

  • TacTac : Tu nous a trahi Carla Bruni. Tu nous a déçu Carla Nibru. #
M. Fox

Déclaration d’amour (5)

- Je me damnerais pour une figure de style.
- J’adorerais être une figure de style.

Jean-Claude Vendôme

Tuesday Night Fever

On avait rendez-vous dans un bar du boulevard St-Michel. Il avait définitivement plus l’air d’une boîte depuis qu’ils avaient refait la devanture. On avait dîné ensemble. On avait fumé ensemble. Et voilà maintenant qu’on allait… danser ensemble. A l’entrée le videur me regarde. La fille rentre. Il me tend la main comme un clodo qui fait la manche. Je lui file 10 sacs. Il me laisse filer. La musique est assourdissante. Du monde collé au bar. On passe au vestiaire. Elle stresse. “C’est un euro par article - ca fait 4 euro mademoiselle”. Elle me regarde. “J’adore cet endroit”. Je tends mon écharpe et mon blouson. “Un euro pour vous monsieur”. Je souris. Elle m’appelle monsieur. Elle me regarde planant dans l’incompréhension : un oeil plongé dans l’agacement, l’autre dans l’exaspération. On la retrouve au bar. Là où on avait fait flambé les B52. Au même endroit. C’était un anniversaire. Celle dont nous avions parlé était là. Aussi. On a eu droit à tout : le couple de soixantenaires belges qui vient draguer de la lolita, le car d’Espagnoles qui se fait refouler à l’entrée, le surfeur australien qui se fait rembarrer au bout de trois syllabes (sois beau mais tais-toi), les pompiers qui vont acheter leur keb’ pendant que la radio hurle, le clochard qui chante hip hop en mangeant sa pom’pote avant d’aller dormir à côté du sarcophage de Toutankhamon, le serveur de café qui sert de tout sauf du café, le groupe de bobos branchés qui définit le mot culture entre 22h30 et minuit, la danse du ventre dans la rue, et surtout ces deux coquins transpirant le n’importe quoi.

M. Fox

Déclaration d’amour (4) (avec une brique)

- T’es beau vu de dos.

The X* Man

Révélations

Tout à l’heure j’étais à une réunion avec plein de vieilles barbes qui se prennent pour Indiana Jones…

Le whisky de la veille (et le champagne, j’avoue) me maintenait dans un semi-coma hébété quand soudain mon attention est attirée par une déclaration péremptoire d’un des membres (distingué !) de l’assemblée :

De toute façon, ils vont supprimer le CAPES, c’est pas encore officiel, mais Sarkozy l’a dans sa ligne de mire

Connaissant tout un tas de candidats au concours susnommé, j’ai vraiment halluciné. Je vous donne plus d’informations dès que je peux.

M. Fox

Déclaration d’amour (3)

- C’est vrai que je suis le seul garçon qui t’ait fait pleurer de bonheur ?
- Oui, deux fois. De A jusqu’à Z, oui.
- Toi, t’es le seul garçon qui ne me claque pas la porte au nez.
- Je le poste !@#

Andrew Pipen

Coeurs croisés dans le trou de l’espace #95


Jamais sans mes fibres - Fév 2002 - (c) Radio Nova

Jean-Claude Vendôme

Saturday Night Fever II

Réveillé à 9h… elle fait la tronche. ‘tain elle est aussi énervée que mignonne. Je me lève. Oui un verre d’eau. Merci. 9h un samedi matin, c’est pas humain. Je m’habille vite fait. J’ai compris je me casse. De toutes façons on se retrouvera. Je descends dans la rue fume ma dernière clope (et ma première depuis mon réveil). Retourne chez moi. Lever à 16h. Crise d’ado. J’ai faim. Plus rien à bouffer. Je me casse chez mes parents. Mal au bide. Les yeux qui collent. Une odeur de parfum et de sexe dans les narines. 17h, 18h, 19h… faut que je me casse. Y retourner. J’ai promis. J’étais ivre. J’avais promis. Retour au bar. Du monde. Je sais que j’avais le regard noir hier. D’habitude il est marron. Yeux de cochon. Je discute avec le couple. Y’a un malaise. Un truc qui cloche. Oui bonne soirée. Oui on était bourré. L’une d’elles me regarde bizarrement. Le parfum sexué de la jalousie. Une amie nous rejoint. Je lui demande le n° de machine. Elle l’a. je savais bien qu’elle lui avait tripoté le cul pendant la soirée. Je savais qu’on allait se retrouver… Le couple se casse. Elle me dit je t’expliquerai mais pas maintenant. On s’embrasse. Elles partent. Mon amie est prête à faire la fête. Moi aussi. Le temps passe. Le bar fermera plus tôt. On s’arrache avec la blonde. Elle conduit. Mal. Un monde de fou. A gauche les fumeurs. A droite la queue. On passe au milieu. A l’intérieur il fait moite. Le Bataclan s’est transformé en moite de nuit. Buée sur les lunettes. Mon amie retrouve une jolie fille. Le whisky coule d’un côté du bar et me donne assez d’énergie pour danser. Je ne sais plus avec qui. Ou sans qui. La brune est dans un coin. Elle n’est pas déchirée pour une fois. Je reconnais ce mec torse nu. 6h, 7h, 8h… il faut partir. Déjà. Trois videurs foncent. J’écarte la fille. Ils jettent un mec par terre. Tout de blanc vêtu. cravate noire. Bourré. Je lui parle. Il veut se faire casser la gueule. Il fait des doigts aux gars derrière la vitre. Je l’avais prévenu. Je repars au petit matin en repensant à mon empreinte écologique.

Andrew Pipen

Les Willy Wallers attaquent


Et ils s’en prennent lâchement à notre lapin à nous qu’on aime et qui n’est pas là pour se défendre.
La Team Rocket vaincra !

Lord FiddleBubble

Aujourd’hui, 31 Janvier 2008

C’est l’anniversaire du petit Justin (prononcez J-U-S-T-A-I-N).

Pour lui faire plaisir, nous lui offrons la virginité d’Amok.

Enjoy!

TacTac

Deuxième, Troisième et Moi-même (4/5)

« Un dimanche après-midi de janvier ? » Mon pote Yaniss s’était toujours imaginé que les orgies avaient le goût des chaudes soirées d’été. Et bien non, j’avais fait ça en plein hiver pendant que la France s’endormait devant Drucker. Pieu, je t’honore en ce jour.

J’arrivai le premier, frais et dispo.
Petites baskets qui s’enlèvent rapidement, t-shirt blanc sous pull en cashmere bleu pâle – car on peut rester élégant sans une chemise trop longue à déboutonner. Et n’oublions pas le jean à boutons car la fermeture éclair peut s’avérer dangereuse dans la précipitation.
Mais également capotes et sachets de gel dans les quatre poches de mon jean afin de ne pas avoir à trop chercher dans l’excitation. Mais surtout aucun Kleenex usagé dans mes poches au cas où mes partenaires décideraient de glisser leurs mains dedans tout en m’embrassant. Ce serait ballot qu’ils tombent sur ma morve du midi.
Ainsi paré pour toutes sexualités, j’étais fin prêt à combattre mon plus grand adversaire : ma propre peur.

Frappe, frappe, frappe à cette porte. Tu le regretteras toute ta vie si tu ne le fais pas. Tu le fais pour ne plus avoir à le faire et rester frustré toute ta vie. Oui c’est ça, tu penses à ton futur en touzant : Tu ne touzeras point. Bah si tu touzeras et tu pourras dire à tous tes petits enfants in vitro : « J’étais là pendant que Corinne Touzait ».

Je m’égare, je m’égare et je m’éloigne d’eux. Je vais m’asseoir sur le canapé. Je veux les voir s’embrasser en face de moi. Je veux être comme ces gars dans les films qui attendent qu’une des deux filles qui sont en train de s’embrasser lui fasse un signe de la main pour les rejoindre. Toute l’excitation à venir réside en cet instant, en ce geste de confiance. Car il en faut de la confiance pour ne pas jalouser l’Autre, pour se sentir à l’aise.
Regard, regards, main, mains. Plaisir, plaisirs, attention, attentions. Attentif aux autres, c’est toujours « Aimez-vous les uns les autres. Amen ; amène le poppers.

30 janvier 2008
Andrew Pipen

Coeurs croisés dans le trou de l’espace #85


Jamais sans mes fibres - Jan 2002 - (c) Radio Nova

M. Fox

Ca doit être horrible d’être beau

Ce matin, comme d’habitude, je quittais mon appartement à moitié en forme, trop de champagne et pas assez de nourriture au compteur… Je marchais comme un robot rejoindre mon train, la tête intégralement vide, concentré sur le mouvement mécanique de la marche, qui permet d’oublier comme il fait froid et comme la vie est absurde. Quand soudain un premier quidam m’aborde… Je ronchonne, bredouille un “non !” et je me sauve, sous la protection d’un flot de voitures qui me séparent rageusement de l’ingénu qui a osé venir me parler.

Ensuite, j’ai esquivé le SDF qui m’aime bien, qui désormais me salue fort civilement chaque matin (il a dû comprendre que j’étais pas receptif à autre chose), quand tout à coup un homme se met à me sourire et à me parler façon plan drague relou. Il me dit qu’on se connaît, que je m’appelle Arthur et qu’il se souvient de moi… Comme il est mignon, je prends le temps de lui expliquer (en bredouillant, on est le matin) que non, vraiment pas. Je ne suis pas cet Arthur là.

Heureusement que la fin de mon trajet, pourtant court, n’a pas été émaillée d’autres rencontres. Les gens qui me connaissent (et celui avec qui j’ai vécu) savent à quel point je peux être hargneux le matin, ça aurait mal fini ! Ca doit vraiment être une plaie de se faire aborder tout le temps, je crois que - finalement - j’aime bien mon état de semi-moche habituel* qui me garantit tranquillité et anonymat.

*En ce moment je me sens bien et j’ai, inexplicablement, pas mal de succès… Pourvu que ça ne dure pas !

TacTac

Deuxième, Troisième et Moi-même (3/5)

« Tu cherches ? », « Clique ici pour voir mes photos », « Pas int dsl, bonne soirée ». La recherche du Second est aisée sur un site de rencontres. La recherche du Deuxième l’est un peu moins (mais pas beaucoup plus). Quant à la recherche du Troisième elle est carrément infernale ; un défi pour les méninges et la patience.

J’ai beau avoir cherché un boulot pendant deux ans, la quête du Troisième me parut ardue. Tantôt il me déplaisait, tantôt il ne plaisait pas au Deuxième. Lorsqu’un couple me plaisait j’avais une angine ; et c’était bien malheureux car dans un couple y’en a souvent un sur deux qui est laid comme une lente. Lorsqu’enfin les trois se mettaient d’accord, il fallait aborder la problématique des compatibilités : « Moi je suis ++ et toi ? -+ ? Mais plutôt –+ ou -++ ? ». Sans oublier les trips plutôt particuliers de certains : « Je pourrai éjaculer dans vos baskets ? ». Heu non. Le public a voté : tu quittes l’aventure.

Alors, lorsque nous nous mîmes enfin d’accord, nous synchronisâmes nos Google Agenda et nous en eûmes surtout tous les trois l’envie.
Deuxième, Troisième et Moimème décidâmes de nous rencontrer un dimanche après-midi de janvier.

29 janvier 2008
H. de Lautréamort

Ouvrons le robinet de l’espoir

“Groupe résolument engagé qui s’est formé en 1986.
Amoureux de la nature comme de la musique, Les enfants du phare dénonce, dérange titille.
Leurs textes ciselés piquent comme une roulade dans les orties
et révèlent l’inconscience de leur contemporains face à la nature.”