
Le mot “coquecigrue” a été employé pour la première fois dans la littérature française par Rabelais, qui raconte dans Gargantua comment Picrochole, vaincu et chassé de son royaume “fut avisé par une vieille lourpidon (sorcière) que son royaume lui serait rendu à la venue des coquecigrues”. Autrement dit jamais, c’est-à-dire, selon une expression plus actuelle : “quand les poules auront des dents”…
La coquecigrue serait née de l’union d’un coq, d’une grue et de la cigüe. Les coquecigrues se déplacent par bandes d’oiseaux migrateurs, mais dès qu’un humain les aperçoit, l’oiseau qui se trouve en tête pousse un cri perçant pour alerter les autres, qui s’envolent alors vers le ciel et deviennent invisibles.
De nos jours, une coquecigrue est synonyme des mots suivants : billevesée, sornette, chose inventée.
Pour briller dans les soirées, vous pouvez toujours employer les expressions suivantes :
- “Débiter des coquecigrues” signifie raconter une histoire ou un conte, mentir ;
- “Regarder voler des coquecigrues” signifie se faire des illusions, s’occuper de choses inexistantes, voire ne rien faire du tout.

