Archives pour avril 2008Page 2 sur 5



22 avril 2008
H. de Lautréamort

Une photo inédite de Madonna

Barbie Madonna

H. de Lautréamort

La face cachée de Xavier Bertrand

La face cachée de Xavier Bertrand

H. de Lautréamort

Nouvel incident avec la flamme olympique

Incident avec la flamme olympique

21 avril 2008
H. de Lautréamort

Quelques nouvelles d’Ingrid Bétancourt

Ingrid

Dolly Prane

Carte Postale

Salut les nazes, ici c’est formidable, les hommes regardent ma blondeur d’un air admiratif, il ont construit des pyramides mais elles ne sont pas creuses, ils ont fait des routes mais elles sont pleines de trous, ils ont un desert mais plein d’arbustes dedans, ils ont des coktails bizarres, des voitures fabuleuses, et le soleil partout.

J’espère que Paris semble creux et vide depuis que je suis partie.

Votre Dolly

Kelly Capwell

La loose sarthoise - mon ami ideal (5)

Amok, Limoges, vous êtes sûrs que vous ne voulez pas venir vous installer au Mans?

20 avril 2008
Sumiré

It’s complicated

En ce moment ça semble être la nouvelle phrase à la mode chez les hommes hétéros que je rencontre : je suis compliqué. Qu’est ce que tu veux répondre à ça, alors que la sentence vient de jaillir tandis qu’au fond de ma tête il n’y a rien de plus qu’une projection totalement lubrique de la nuit à venir? Est ce que ces hommes pensent systématiquement que j’ai envie de me caser à tout prix et se sentent obligés de me prévenir qu’ils n’ont aucune promesse à me faire? Ou alors ils me croient trop bête pour réussir à les comprendre, eux et toute l’étendue de leur complexité?

Généralement au lieu de répondre je me contente de sourire, alors que j’aurais plutôt envie de leur dire “Je m’en cogne, montre moi tes fesses d’abord”, ou “Arrête de tromper ta copine et déjà t’élimineras un problème - ou quittes-la, au choix-” ou encore “On commence juste à penser à sortir ensemble, qu’est ce qui te fais croire que j’aurais envie de rester plus d’une nuit avec toi (ou une semaine, s’il est vraiment torride)?”.

Pour moi, la situation n’est pas compliquée : je veux de la franchise, et de la simplicité.

Dolly Prane

In the mood

Dolly : Mes amis, je me sens incroyablement associale ce soir, c’est horrible !

M : Ah bon, mais qu’est ce qui se passe ?

Dolly : Je sais pas, ya que des moches à cette soirée…

Kelly Capwell

La loose sarthoise - mon ami ideal (4)

Ce serait une fille, ou un garçon qui aime les garçons.
Il serait prof, ou travaillerait à mi-temps, ou serait au chômage: bref, il aurait du temps pour qu’on sorte le mercredi après-midi.
Il aurait son propre appartement, et y vivrait seul: nous pourrions y passer des soirées rien que tous les deux, quand White serait chez Victor à parier sur les courses de Vincennes.
Il serait fumeur et on aurait le droit de fumer chez lui.
Il aimerait aussi le vin rouge.
Et il aurait plein d’histoires à raconter, des histoires de coeur et des histoires de cul. Il saurait juger les gens et les critiquer.

Comme ça, on passerait des moments merveilleux, la nuit tombée, à dire du mal de nos connaissances, en grillant clope sur clope et en se descendant une bouteille de bordeaux.

19 avril 2008
Jean-Claude Vendôme

Pourquoi je ne sors plus à Paris

1- Pour ne plus avoir une vie de quartier mondaine et connaître le prénom de tous les vendeurs de rose de la ville
2- Pour avoir un coca quand on commande un coca et pas systématiquement une bière, bordel !
3- Pour ne plus mettre 3 heures pour se garer, même au parking à 20€ de l’heure
4- Pour ne plus voir les videurs, serveurs, managers et les clients tirer la tronche quand ils vous voient vous amuser
5- Pour ne pas se faire voler un paquet de clopes en fumant dehors
6- Pour ne pas se faire voler sa veste quand on est parti fumer dehors
7- Pour ne pas se faire voler sa bière quand on est parti la pisser aux toilettes
8- Pour ne pas se faire surnommer l’éponge dès qu’on mets un pied dans le bar
9- Pour pouvoir entrer en boîte hétéro sans le traditionnel “t’es un mec ? (comme si ca se voyait pas), tout seul ? (comme si ca se voyait pas non plus), tu rentres pas ! (et toujours finir par entrer seul)”
10- Pour pouvoir entrer en boîte homo sans le traditionnel “t’es un mec (comme si ca se voyait pas) ? tout seul ? (comme si ca se voyait pas non plus) tu rentres avec moi ? (et toujours finir par entrer seul)”

Kelly Capwell

La joie du balai

Lorsque j’étais petite, ma maman au foyer disait que la seule chose qu’elle n’aimait pas dans le ménage, c’était passer l’aspirateur.

A l’âge adulte, j’ai compris pourquoi. Bien sûr, rien ne me plaît dans le fait d’entretenir un appartement: ni le plumeau pour faire les poussières, ni la serpillère pour laver le sol, ni la vaisselle à laver, ni les draps à changer, ni le linge à mettre dans la machine et à en sortir (il y reste parfois deux jours avant que je me décide à l’en extraire, puis il stagne dans coffre où je pioche des vêtements propres au jour le jour, jusqu’au week-end où je me décide enfin à le plier et le ranger dans l’armoire). Mais la vraie corvée, c’est passer l’aspirateur.

Il faut d’abord aller le chercher dans le placard. Se courber pour dérouler le fil, et le brancher. Changer de prise à chaque fois que j’entame une nouvelle pièce. Déplacer les canapés. S’applatir à terre pour le passer sous le lit ou le buffet. Le bruit est assourdissant. Et parfois, lorsque vraiment la bête ne peut plus faire fonction, il faut se résoudre à lui ouvrir le ventre, retirer le sac gonflé et en replacer un, qui ne tient jamais, qu’il faut remettre plusieurs fois en place avant qu’il accepte enfin de se remplir de poussière.

Or, dernièrement, en ouvrant le placard à aspirateur, je me suis rendue compte que là, au fond, dissimulé derrière la planche à repasser (une autre corvée que je laisse à une femme chez qui White porte ses chemises), il y avait un balai. Au long manche rouge, et avec des poils bleus et noirs. Nous possédions un balai! Depuis quand?

Je me suis emparée de cette merveille. Plus de bruit! Juste la douce sensation des brins qui caressent le sol.
Un balai, c’est beaucoup plus facile à manier qu’un aspirateur. C’est plus léger, ça atteint les coins difficiles, et ça retire même la poussière qui s’est accumulée sur les plinthes. Maman ne pouvait pas connaître la joie de renoncer à l’aspirateur: dans les années 80, la mode était aux moquettes.

J’aime mon balai. A la pleine lune, je me posterai sur mon balcon, j’enfourcherai le manche, et j’essaierai d’aller faire un petit tour dans le ciel.

18 avril 2008
M. Fox

Brève de comptoir (au boulot)

C’est horrible d’arriver à l’heure le matin, le café n’est pas encore prêt.

On ne m’y reprendra plus !

Kelly Capwell

La loose sarthoise - à la recherche d’amis (3)

Du coup, cette semaine, je suis remontée à Paris, et j’ai passé d’excellents moments avec les copains.

La solution: passer 4 jours chez mes parents à chaque période de vacances?

17 avril 2008
Sumiré

Des nouvelles de Lapin

Sa mère s’occupe de lui, histoire de lui faire passer l’envie d’arracher le papier peint de la salle de bain au milieu de la nuit.

lapin_va_bien.jpg

Jean-Mich Much

Brisa Roché

De mes souvenirs de concert, pas un de ceux enfouis dans le tréfonds de ma mémoire ne fut pareil à celui d’hier. Plus qu’une déception, une véritable colère et pourtant, je suis déjà allé à la Fête de l’Huma.

Si un homme averti en vaut deux, je devais certainement être le troisième car la salle du Bataclan était loin d’être pleine. Nombreux d’ailleurs furent ceux qui partirent avant la fin, déboussolés et agacés par l’arrogante espièglerie de cette américaine de mes deux, qui, au passage, nous les aura bien brisées.

Au départ j’ai acheté des places pour ça:

Et bien il faut voir la soupe qui nous fut servie sur scène. Même les marginaux de l’église Saint-Eustache en auraient appelé à la grève de la faim.

Qu’un artiste interprète ses titres quelque peu différemment de ses enregistrements, j’applaudis, après tout je ne paye pas une place de concert pour écouter un disque, mais de là à nous faire du grand n’importe quoi et composer ses morceaux dans un style déstructuré et dérangeant, c’est vraiment prendre les gens pour des coiffeuses.

Guitare électrique à fond les distorsions, son du micro réglée sur la fonction chamalow et pour parfaire le tout, un moissonneur batteur, plus doué pour taper sur une grosse caisse que chatouiller des cymbale. Sans parler de ses interminables interludes bilingues, entre deux morceaux, extrait :

« Pur avouar plous de liberty, y faut savouar accepter de perdre des choses hi, hi, hi !…. » « Hi, hi, hi ! » (reprirent en échos quelques fans demeurés dont l’intelligence se mesurait à la taille de l’espace qui les séparait de la scène) « Mes parentses, qui sont dans la salle ce souar… enfin je crois… » (salve d’applaudissements et cris de joie délurés, sa famille sans doute) « m’ont demandé pourquoa j’avais une bleu sour la couisse… C’est parce que je me tape avec une tabouret, pour la liberty !!!!! » (« Mais ferme ta gueule et chante !!! » Aurais-je pu crier, mais son image sur la liberté me fit plonger dans mes pensées et aux réflexions de Nietzsche).

Malgré la grande insatisfaction du spectacle qui m’était offert pour seulement 25 euros, je m’obstinais à ne pas décrocher jusqu’à l’attente des rappels. En règle générale, les rappels sont un bon moyen, pour un artiste, de jouer ce pourquoi le public est venu et le laisser ainsi sur une note de satisfaction, faisant oublier tout le reste du concert. Arrive alors une guitare sèche (enfin !!!), quelques accords, on reconnaît le doux son mélodieux d’un de ses titres phare…. Jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter et le mot est grossier. N’avait-elle pas fini d’avaler un yaourt gobé en coulisse juste avant son retour sur scène ? Nous ne le saurons jamais, car nous sommes parti à ce moment là.

Pour vous faire une petite idée du concert, c’est un peu comme si Keren Ann se mettait à chanter ses titres à la manière de Björk. Sauf que pour chanter du Björk, il faut s’appeler Björk, sinon ça devient très vite Violently disgusted.

Alors permettez moi de vous le dire, mademoiselle Brisa Roché, dont la facilité du jeu de mot est si évidente que je m’en abstiendrai, avec tout le respect que je vous dois et malgré votre joli minois, vous n’êtes à mes oreilles qu’une salope de première !

Et quand je pense que pendant ce temps, Florent Marchet se donnait en concert.

Connasse !