Archives pour l'auteur «Barnabé Neige»

11 avril 2008
Barnabé Neige

you ain’t no Madonna

Je n’arrive plus à me souvenir comment la Chenille en est venue à me parler de Madonna… probablement suite à un enchaînement logique bien enfumé.
Elle me disait :
« Il faudrait tuer Madonna ! Elle est très néfaste ! Elle cause un tort incroyable à de nombreuses femmes. »
J’ai élevé un sourcil, attendant l’explication.
« Depuis 30 ans, Madonna a de nombreuses fans, qui cherchent à s’identifier à elle. Le problème c’est que Madonna n’est plus humaine : elle rajeunit, elle est plus jeune et belle à 50 ans qu’elle ne l’était à 25. Et pour les femmes de la vraie vie, qui vieillissent normalement, comme les gens normaux, c’est catastrophique : dégoût de soi, problèmes d’acceptation de son corps et du temps qui passe, addiction au sport tournant à l’obsession, je ne compte plus les cas graves que j’ai à traiter ! Non vraiment, Madonna est néfaste ! »
Je n’ai osé qu’acquiescer en silence.

« Bon je vous dis ça, mais vous n’êtes pas concerné vous, Barnabé, vous n’avez pas besoin de besoin d’idole… »
J’ai rétorqué que c’était faux, que j’étais fan de Tori Amos.
« Oui mais vous n’avez pas de posters d’elle sur les murs, vous n’avez pas envie de lui ressembler. »
Là, une image grotesque a pris forme dans ma tête… Ne devant pas savoir que Tori Amos est une petite femme rousse aux grandes dents et aux oreilles décollées, la Chenille continua, imperturbable :
« Moi quand j’étais jeune, j’avais des posters de Michael Jackson… »
Là, j’ai explosé de rire.

2 février 2008
Barnabé Neige

L’eau ne fait rien que pourrir le poumon


Lundi 21 : R.A.S.
Mardi 22 : pot de département chez Gronounours Corp - mousseux
Mercredi 23 : anniversaire - cocktails champagne/vodka/fraise
Jeudi 24 : réunion de pôle chez Gronounours Corp, suivie d’un pot - champagne
Vendredi 25 : soirée chez Bee - cosmopolitan
Samedi 26 : restaurant - vin
Dimanche 27 : Video Girl et la Mastro à la maison - vin
Lundi 28 : R.A.S.
Mardi 29 : Apéro avec I.M. - vin
Mercredi 30 : théâtre, puis bar avec les comédies - kir
Jeudi 31 : dîner en famille - cidre
Vendredi 1er : anniversaire - vin, vodka, gin

Faut que je retourne aux quizz du Klein Holland le lundi soir : la bière me manque !

1 février 2008
Barnabé Neige

Tandis que tout s’agite autour de moi

Dans le quotidien gratuit 20 minutes :
People - Britney, en danger, mise au repos forcé
(vous admirerez au passage le titre tout en rimes)
Suit un blabla d’une dizaine de ligne allègrement pompé sur Perez Hilton ou The Superficial sans doute.

Et en tout petit, à la fin :
Sur www.20minutes.fr - Un psychothérapeute analyse ce qu’il peut se passer dans la tête de Britney.

Ce qu’il se passe dans la tête de Britney… Y’a vraiment des gens payés à rien foutre !

29 janvier 2008
Barnabé Neige

Tuez-la ! Tuez-la !

Star_White.jpg
from deviantart.com

28 janvier 2008
Barnabé Neige

La DS est mon dieu (et c’est pas toujours facile)

Conversation avec ma collègue Barbara Auboisdormant :

- J’ai craqué, j’ai acheté une DS à ma fille, elle me tanait depuis son anniversaire… Depuis elle passe ses soirées à jouer à soigner un cheval…
- Bah, c’est bien, ça nourrit son imaginaire…
- Tu parles !
- Heu… et ça lui apprend la responsabilité, il faut qu’elle soigne le cheval et tout et tout (putain surtout ne pas parler de Tamagoshi)
- Ah oui, tiens d’ailleurs dans son jeu, elle a pris un crédit pour acheter une maison, un autre pour le matos du cheval et un troisième pour louer l’écurie ! Elle est surendettée !
- Ah ben au moins c’est une occasion de lui parler des risques et de lui apprendre a gérer son argent, non ?
- J’ai essayé ! la monnaie dans cette merde, c’est des pommes et elle m’a dit qu’il lui suffisait d’aller secouer des arbres pour faire tomber des pommes et rembourser la banque ! Et sur ce, elle a repris un crédit pour acheter une cravache !
- Ah…
- …
- Mais c’est bon, les pommes, c’est sain…

21 décembre 2007
Barnabé Neige

n°thing to do
More NounoursCorp Adventures

- Dis-moi chef, dans le compte-rendu de mon entretien annuel, tu as oublié quelque chose : pour la ligne « ‘08 projects : » tu as mis « n° » mais pas de numéro de projet derrière…
- Hum non. C’est pas « n° » que j’ai écrit, c’est « no ». Pour toi, j’ai pas de projets pour 2008…
- Heu mais je vais faire quoi moi alors en 2008 ?
- Barnabé… la bourse de l’emploi, sur l’intranet, est très bien faite, tu sais ?

Ah ben finalement, en 2008, je ne vais pas m’ennuyer, je vais chercher du travail !

20 décembre 2007
Barnabé Neige

Bonne nouvelle
Another NounoursCorp adventure

- Newnounours est fini ! Newnounours est fini ! Six mois de galère qui partent en fumée à la lecture de ce petit message « La MOA valide la mise en Production de l’ensemble des éléments du projet Newnounours. »
- Tu vas avoir des sous ? une prime ?
- Non, les enveloppes d’augmentations ont déjà été attribuées…
- Bon au moins une bonne bouffe pour fêter la fin de projet ?!
- Non plus, mon directeur informatique refuse d’utiliser l’argent du projet pour ça.
- Bon au moins les remerciements de ton chef ! Non ?…
- …

OK, six mois de galère qui partent en fumée, mais la fumée pue drôlement… Heureusement, l’année prochaine, je n’ai pour le moment aucun projet de prévu : au lieu de me faire chier, je vais m’emmerder.

14 décembre 2007
Barnabé Neige

Atelier lecture (4) - Les 180 dernières pages

Précédemment dans l’Atelier lecture : après 190 pages d’exaspérante lenteur, d’action rivalisant d’invisibilité avec l’intérêt, le lecteur s’est laissé piégé, croyant pendant quelques 10 pages que l’histoire démarrait vraiment avec une tragique parodie du générique de fin de la Petite Maison dans la Prairie, avant que l’ennui ne retrouve sa place d’honneur et ne laisse que peu d’espoir quand au reste du roman.

Le pauvre gus local, accusé à tort et sans preuve par la grognasse anglaise traumatisée d’avoir été tripotée dans une grotte, est traduit en justice. Après moult rebondissements verbaux digne des joutes dialogiques du meilleur épisode de l’inspecteur Derrick, la vierge effarouchée revient sur son accusation (tout ça pour ça…) et quitte l’Inde, laissant derrière elle un fiancé probablement chauffé à blanc et une traînée de scandale tout juste digne d’une Merteuil du pauvre…

Conclusion : (re)lisez plutôt les Liaisons Dangereuses, livre plein de cul, de réparties aiguisées et jouissives et de scandales sulfureux brossant un magnifique portrait de société et, pour le coup, véritablement l’une des «œuvres les plus magistrales de la littérature moderne», malgré son ancienneté. Na !

13 décembre 2007
Barnabé Neige

Atelier lecture (3) - Les pages 190 à 200

Précédemment dans l’Atelier lecture : le lecteur impatient attend, en luttant pour ne pas s’endormir, que les déblatérations insipides de colonisateurs et de colonisés cèdent le passage à la violence bestiale promise en 4e de couverture.

Enfin ! Page 190 s’annonce le drame “point de départ” du roman… Une greluche est vue en train de dévaler la pente d’une colline, les larmes scintillant dans le vent et le chignon laissant outrageusement frétiller des mèches auburn…
J’enchaîne les pages, je dévore les lignes : enfin de l’action ! Que s’est-il passé ? des détails !
Page 191, plus rien. Le pique-nique indo-anglais reprend son cours calme et fastidieux. Je garde courage et poursuit jusqu’à la page 200. Rien, pas un détail, juste une arrestation dans le calme et les larmes (même les hommes pleurent, c’est pathétique…) et c’est tout.
Les protagonistes se rencontrent, les avocats apparaissent, les discours s’organisent, se transforment en homélies, l’ambiance des 190 premières pages, qui avait fait une pause pipi se réinstalle comme si de rien n’était.
Il reste 180 pages…

A suivre.

12 décembre 2007
Barnabé Neige

Atelier lecture (2) - Les 190 premières pages

Précédemment dans l’Atelier lecture : souvenez-vous, Forster, Route des Indes, la 4e de couverture alléchante qui annonçait Une jeune femme anglaise est agressée dans les grottes de Marabar, une enquête s’ensuit. Ce fait divers ordinaire sert de point de départ à E.M. Forster (1879-1970) pour bâtir une des œuvres les plus magistrales de la littérature moderne, tout en écrivant le roman de la présence anglaise aux Indes.

Je n’ai pas réussi à trouver quel était l’abruti fini qui avait écrit cette 4e de couverture. Mais il a une notion très particulière de la notion de “point de départ”.
En effet, après lecture de 190 pages d’un roman en comportant 380 (soit donc très exactement 50% du volume), je n’ai eu droit qu’à de longs et ennuyeux discours colonialistes de la part d’anglais boursouflés, de réflexions ingénues et pathétiques d’anglaises pimbêches et de léchage de botte obséquieux d’Indiens soumis.
Tout ceci est à prendre avec toute la critique que l’auteur veut y mettre, soit : le propos est intéressant.
Mais elle est où la nana qui se fait violer sauvagement dans la grotte ?!? elle est où la bourge rosbif qui crie en se prenant des coups de savate indienne ?
Pour le moment, ce livre est chiant…

A suivre.

11 décembre 2007
Barnabé Neige

Atelier lecture (1) - Introduction

Grand féru d’Inde et pauvre (je n’avais plus aucun autre livre à lire chez moi et pas les moyens d’en acheter de nouveaux), j’ai entamé la lecture du chef d’œuvre de E.M. Forster, Route des Indes.
Je m’en vais vous faire partager mon plaisir (y’a pas de raison que je souffre seul…)

Familiarisons-nous dans un premier temps avec ce livre et son sujet. Que nous dit la 4e de couverture ?

Une jeune femme anglaise est agressée dans les grottes de Marabar, une enquête s’ensuit. Ce fait divers ordinaire sert de point de départ à E.M. Forster (1879-1970) pour bâtir une des œuvres les plus magistrales de la littérature moderne, tout en écrivant le roman de la présence anglaise aux Indes.
Maurois comparait cet écrivain à Proust pour la finesse de ses analyses. Le rapprochement semble fondé : il faut redécouvrir Forster.

Bien bien bien… J’aurais du me méfier. Outre que je ne vois pas le rapport entre la finesse de l’analyse de Maurois et le fait qu’il faille «redécouvrir» Forster (je n’ai pas besoin de «redécouvrir» Proust, ni même de le découvrir merci bien, j’ai déjà entendu Dave chanter !), j’aurais dû me douter qu’il n’y aurait rien de bien passionnant dans “l’agression” d’une pouffiasse colonisatrice au début du XXe siècle, et que “l’enquête” dont il serait question n’aurait rien d’aussi passionnant qu’une soirée crochet avec Miss Marple ou qu’une promenade en calèche avec le docteur Watson…

A suivre.

7 décembre 2007
Barnabé Neige

Pourquoi je ne parle pas de Newnounours

J’ai beaucoup critiqué feu le projet Gronounours et ses travailleurs sans papiers Russes incompétents.
Sur le nouveau projet Newnounours, point d’incompétents, car je suis seul. Je gère le truc depuis le début sans personne, j’ai tout fait. Tout fait en m’emmerdant.
Et maintenant que je vois la fin de projet se profiler, je n’ai aucune sensation de fierté à la vue de ce gros bébé (qui sent un peu le gaz, je dois l’avouer…)
Je veux juste le jeter dans une poubelle ou le foutre au fond d’un congélo.

14 novembre 2007
Barnabé Neige

Anticipation

- Allo Barny, c’est Maman. Je t’appelle comme ça rapidement pour t’annoncer que Boniface a eu une petite fille cette nuit.
- Ah c’est cool. Elle s’appelle comment ? (1)
- Elle n’a pas de prénom encore. Ils n’ont pas eu le temps de choisir.
- Comment ça ils n’ont pas eu le temps ? ils n’ont pas eu 9 mois comme tout le monde ?
- Si mais tu comprends…
- Ah ben là, non.

(1) dans de telles situations, je me sens un peu comme Dexter le tueur psychopathe gentil de la série. Je sais ce qu’il faut dire, les questions à poser (le prénom, la taille…), les attitudes à adopter (oh super ! félicitations ! quel beau bébé !) mais tout ce que je comprends c’est qu’il vont se coltiner un chiard qui gueule, qui pue et qui coûte cher pendant 25 ans.

27 octobre 2007
Barnabé Neige

Ca fera 40 euros, merci !

Et la chenille conclut sa séance par ces mots :
“Et c’est pour ça que les gens divorcés qui se remettent en couple me disent toujours : jamais plus je ne ferais caca la porte ouverte !!”

Je me demande si je dois continuer ma thérapie… j’ai commence à avoir du mal à en voir le bénéfice.

15 octobre 2007
Barnabé Neige

At last…

Ahhhhh c’était donc comme ça qu’il fallait s’y prendre…
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