Archives pour l'auteur «Jean-Claude Vendôme»

7 juillet 2008
Jean-Claude Vendôme

Balle de match

Je n’ai remporté qu’un match de tennis à Wimbledon : mon adversaire s’est fait foudroyer pendant qu’il servait.

Jean-Claude Vendôme

The Empire Strikes Back

Après avoir tenté de m’électrocuter avec un verre de champagne, après avoir failli faire sauter mon bar préféré, après avoir voulu se jeter sous les roues d’un taxi qui n’était pas un taxi, mon ex a vomi sur le quai de la station St Paul.

Et j’ai encore oublié de prendre une photo.

Jean-Claude Vendôme

Explicit Lyrics

Vendredi au téléphone, en pleine file d’attente pour solidays, pour retrouver la secte coxx*, je ne hurlais pas cochonne mais caution en anglais dans le texte. Beaucoup de gens ont été choqués. Fin de la transmission.

30 juin 2008
Jean-Claude Vendôme

Equation du 2nd degré et du 3ème sexe

Apéro + Nyx + Little Café + Le Soir + Le Quai + Bataclan + Le Soir + Under = réveil à 19h le dimanche de la Gay Pride

13 juin 2008
Jean-Claude Vendôme

Décès de Desailly

Cher Jean-Pierre, je te rassure tout de suite, il ne s’agit pas d’un joueur de foot.

2 juin 2008
Jean-Claude Vendôme

Dayclubbing (1/2)

De toutes façons je l’ai vu tout de suite. T’es un clubber…“. C’est toujours les compliments qui font mal. Parce qu’à un moment donné il faut se laver, dormir, manger, chier. Des trucs du quotidien que les “clubbers” ne font jamais. Et pourtant il y a un peu de ça. Samedi j’avais un réfrigérateur à remplir, une lessive à faire, un colis à aller chercher à la Poste, les photos de mes vacances Moscovites à prendre, des parents et des amis à voir.

Evidemment je n’ai rien fait de tout cela m’étant levé beaucoup trop tard pour avoir une vie sociale. Le “clubber” n’a pas de vie sociale. Pour le “clubber”, ce n’est pas tout d’aller en boîte un samedi soir sur les Champs, de bouger la même soirée dans un bar du Marais, d’en sortir à 6 heures du matin pour aller en after dans une boîte à Montparnasse et d’en ressortir deux heures après. Le vrai “clubber” c’est celui qui à 8 heures du mat’ part à la recherche d’un after d’after d’after. Ici, en l’occurrence c’était le cas : un after 8′. La Seine. Le soleil. Les quais. Il est déjà dimanche et du côté de Bercy, les péniches ne sont pas encore ouvertes.

Alors on se donne rendez-vous dans 8 heures : à vous vos péniches, à moi mes pénates.

29 mai 2008
Jean-Claude Vendôme

Après Buffy contre les vampires, Cindy contre les restes du monde…

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19 avril 2008
Jean-Claude Vendôme

Pourquoi je ne sors plus à Paris

1- Pour ne plus avoir une vie de quartier mondaine et connaître le prénom de tous les vendeurs de rose de la ville
2- Pour avoir un coca quand on commande un coca et pas systématiquement une bière, bordel !
3- Pour ne plus mettre 3 heures pour se garer, même au parking à 20€ de l’heure
4- Pour ne plus voir les videurs, serveurs, managers et les clients tirer la tronche quand ils vous voient vous amuser
5- Pour ne pas se faire voler un paquet de clopes en fumant dehors
6- Pour ne pas se faire voler sa veste quand on est parti fumer dehors
7- Pour ne pas se faire voler sa bière quand on est parti la pisser aux toilettes
8- Pour ne pas se faire surnommer l’éponge dès qu’on mets un pied dans le bar
9- Pour pouvoir entrer en boîte hétéro sans le traditionnel “t’es un mec ? (comme si ca se voyait pas), tout seul ? (comme si ca se voyait pas non plus), tu rentres pas ! (et toujours finir par entrer seul)”
10- Pour pouvoir entrer en boîte homo sans le traditionnel “t’es un mec (comme si ca se voyait pas) ? tout seul ? (comme si ca se voyait pas non plus) tu rentres avec moi ? (et toujours finir par entrer seul)”

8 avril 2008
Jean-Claude Vendôme

Le Produit dérivé de l’année 2008

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Evidemment comme il s’agit d’une édition limitée, ce n’est pas en vente sur le forum officiel de cette superbe manifestation sportive internationale. Moi toute cette répression, ça m’exit.

3 mars 2008
Jean-Claude Vendôme

Nuit Magique

Elle - T’en as une petite mine !
Jean-Claude - M’en parle pas. J’ai été obligé de quitter une bonne teuf pour retrouver ma nana.
Elle - Et il y a quoi d’horrible la-dedans ?
J.C. - Ben je l’ai retrouvée à 2h du mat’ en train de dormir par terre, dans la rue, complètement ivre morte.
Elle - Parce que ça t’es jamais arrivé ?
J.C. - … m’enfin tu ferais ça toi au bout de 2 semaines d’une relation ?
Elle - … tu as fait pire.
J.C.- Ok, en tout cas moi, j’aurais jamais vomi sur mes propres bottes.

25 février 2008
Jean-Claude Vendôme

Vis ma vie d’hétéro

- (à la D.J. du bar lesbien) Vous faites un truc après ?
- (à Jean-Claude) On va au Dépôt, tu viens avec nous !
- (à la D.J.)… , heu… non faut que j’aille aux Crazyvores rejoindre ma nana.

22 février 2008
Jean-Claude Vendôme

Noitcif
(ou comment se mettre la tête à l’envers)

Allongé sur un lit, entre deux femmes, il tente vainement de se remémorer ce qui s’était passé ce soir là.
Ses yeux se ferment. Pourtant il ne s’endort pas. Il imagine.

Ses yeux s’ouvrent à peine pour discerner la lumière de la pièce. Il l’embrasse. Il répond de façon affirmative mais sans conviction.
Elle lui dit qu’elle l’aime et lui demande s’il l’aime. Il les referme. Il entend pleurer. Il l’embrasse. Il se réveille. Il se rendort.
Il observe une tache sur le drap.
- Ca va.
- Ca va ?
- Mhhhmmh.
- Ca va ? Oh ca va !!!???
La lumière s’allume. Il s’essuie la tête. Il refuse de gerber. La gorgée lui remonte dans la gorge. Il dort. Ils se couchent.
Ils se déshabillent. Ils discutent en buvant de la Zubrowska. Il frappe à la porte. Il se gare sur une livraison. Pas de place.
Il part seul de la salle de théâtre. Il boit un verre de champagne. Il discute. Il regarde les photos. Elles dansent.
Il embrasse toutes celles qu’il connait. On le regarde étrangement. Ils rentrent.
Elle lui ouvre la porte.
- Je sais.
- T’es vraiment une grosse lesbienne.
- Je viens pour l’anniv’.
- Qu’est-ce que tu fais là ? T’as trouvé le bon filon !
- Salut.
Il aperçoit la nana croisée précédemment dans la soirée. Ils se garent.
Ils décident d’aller à l’anniversaire. Il reçoit un message. Il sort fumer. Elle l’invite en Grèce. Ils discutent.
Un gars vient pour réparer la porte. Elle repart. Elle lui sourit. Elle est surprise. Il la connait. Une nana entre.
L’ancien barman, le patron, la D.J., quelques filles, le vendeur de roses, une vieille amie, un homme sans sa perruque de femme.
Peu de monde. Ils la rejoignent. Elle passe sans les voir. Ils discutent de leur semaine respective et de leurs amours.
Ils se retrouvent au pub. Il arrive en retard. La route n’est pas si longue. Un phare est cassé.

Ses yeux se rouvrent. Il est 9h42. Il va être en retard pour aller bosser. Et en plus il est mal garé.

18 février 2008
Jean-Claude Vendôme

La Bostella 2

On avait décidé de passer la soirée là-bas. C’était un rituel. Il n’y avait pas grand-monde. En tout cas jusqu’à minuit. Aux platines le neveu de Madonna (Madoninõ). A gauche une chanteuse des 80’s, dont la fourrure ouatait ses bras couverts de bracelets dorés. Une comédienne et réalisatrice césarisée à droite, à qui j’avais besoin de dire merci Philippe. Là-bas un acteur que toutes les filles regardaient avec envie. Dehors, arrivant sur son scooter, le sourire ravageur d’un autre comédien à l’univers étange. La foule composée de filles et de quelques garçons commençait à se serrer. A l’intérieur navigait avec grâce le DJ du Nouveau Monde. De nombreuses lèvres s’effleurant les joues. Un cigare. Un noeud papillon rouge à paillettes. Une tête de mort sur un bonnet. Un refuge au sous-sol. Un téléphone qui n’arrête pas de sonner. Des tektogirlniks et leur coupe destructurique. Un marcel, ses chaînes et son tatouage. Et moi, qu’est-ce que je fais là ?

15 février 2008
Jean-Claude Vendôme

Coup de Sang-Valentin

Ca y est je l’ai fait. J’ai trashé. En même temps c’est toujours compliqué de passer une Saint-Valentin sans faire des grosses conneries. Tenez par exemple, hier soir, j’avais plusieurs options :

1- passer la soirée avec ma chérie.
Dès la 1ère tentative un refus direct. La réponse de l’intéressée :
“Mmmh ça fait pas un peu cliché.”
Mais bon dieu de bois évidemment qu’un dîner romantique de Saint-Valentin c’est total un cliché. Comment passer pour un con ? C’est simple comme un coup de fil.

2- passer la soirée avec sa meilleure amie.
Quoi de plus naturel en somme que de passer la Saint-Valentin avec ceux que l’on aime. La surprise de l’intéressée :
“C’est à dire que ce soir je suis un peu occupée… Haem…!”
Ah mais oui mais donc pas là non. Je dérange ? Je m’en fous je suis un warrior, j’ai quinze milliards de plans ce soir. Meuh non ca va bien mais elle ne peut pas sortir ce soir et comme je pensais que tu étais dispo ce soir enfin bref… penser à sortir les rames.

3- passer une soirée de contre-valentin organisée par des camarades célibataires.
Evidemment dans le tas de célibataires endurcis, il y en a toujours un qui est en fait maqué (mais les autre ne le savent pas et ne doivent pas le savoir), une qui est venue uniquement pour le kir gratuit, une qui a un “date” et qui finit un peu bourrée à draguer tout ce qui passe,… La question de l’intéressée :
“Tu baises ?”
Evidemment que la notion même de Contre-Saint-Valentin est une façon complètement masquée de fêter la Saint-Valentin (vous pensiez que je n’avais pas gaulé les couples ?).

4- passer dans la soirée souhaiter la bonne année à une ex-amie.
Fini la Saint-Valentin, c’est pour les autres, moi je suis un violent et comme j’étais à la bourre sur mes cartes de voeux je décide de passer laisser le cadeau de noël/bonne année/hanoukah/l’année du rat (rayez la mention inutile) à la porte de chez elle. Le silence de l’interessée :
“.
Bon ben je vais y aller alors.

5- passer sa soirée à se bourrer la gueule.
Alors là c’était l’ultime fausse bonne idée de la soirée. Parce que sortir ivre dans un bar du marais à minuit le soir, où tous les chats sont gris, de la Saint-Valentin c’est non seulement la loose mais en plus on passe vraiment pour le poivrot n°1 de la Galaxie. Donc j’ai bu une bière. Avant d’avoir juste une grosse envie de crier haut-et-fort sa couplitude à la soit-dit en passant charmante serveuse. Hurlement imaginaire de l’intéressé :
“MAIS PUTAIN DE BORDEL, JE NE SUIS PAS CELIBATAIRE !”.
Au final je lui ai fait un sourire très poli et je suis rentré me coucher.

Evidemment dans ce genre de soirée qui finit au lit (et on y fait pas forcément ce que vous pensez bande de dégoutants), ce qu’il y a de mieux, c’est le lendemain où l’on se fait pourrir la gueule au boulot par la silencieuse intéressée, qui n’est ni forcément silencieuse et ni forcément intéressée.

11 février 2008
Jean-Claude Vendôme

Capt’n Carnage

Plus jamais ça. Un vendredi soir c’est forcément minimum 3 plans de dernière minute qui tombent en même temps. D’un côté un bloggeur influent et bien habillé. De l’autre, la glamour coxx* team. Au milieu le traditionnel pot de fin de semaine avec les morceaux de pizza et la bière qui se boit en pinte (et inversement). Ca démarrait plutôt bien.

Pourtant, voici le bilan de ce week-end :
- 1 coup de boule (et son oeil gauche au beurre noir qui va avec)
- 1 hoquet persistant pendant une nuit passée à la flèche d’or
- 1 chute à l’arrière du peloton en se faisant emballer au bout de 10 mn par une créature de rêve
- 1 poignet cassé en glissant sur un verre en plastique
- 1 blouson volé (putain allez machine rends le moi je l’aimais bien celui-là !)
- 1 pelle roulée par une grosse moche devant 1 foule de gays horrifiés
- 1 après-midi ensoleillé passé au lit
- 1 série de coupures au bras droit
- 1 hématome dans le cou
- 1 pelle d’une belle blonde qui dans la vie en vrai est un garçon, juste dans le bar que je fréquente tous les lundis
- 1 rencontre nocturne avec un supporter camerounais couvert de sang

Soit un score de 11/10.