- Kikoo Jean-Claude c’est Monex ! Ca va ?
- Ben tiens… - Tu fais quoi ce soir ?
- Je vais dans un bar lesbien profiter du soleil. - Oh la chance !!! Mais y’a pas de terrasse là-bas !!!!
- Non. mmmhpfff… Et toi t’fais quoi. - Je vais chez moi pour me mettre à mon activité préférée…
- … Laquelle… ? - hum ! hum !…
- La poterie ? - lol… Comment tu sais ?
- Je suis expert en cruches.
” - J’ai une bonne nouvelle pour ton chien et une mauvaise nouvelle pour toi, laquelle tu veux en premier ?
- Euh, je sais pas… La bonne, disons…
- Alors, pour ton chien ça va être le pied, tu vas dormir tous les soirs de la semaine prochaine chez toi avec lui.
- Euh ?! Tu me quittes ?!
- Pas exactement…, la mauvaise c’est que suite à un concours de circonstances absurde je vais devoir dormir chez toi toute la semaine prochaine.
- Ouf !”
On m’a fait comprendre qu’un garçon dont j’ai été amoureux pendant un an et demi l’avait très bien compris à l’époque. Ca me rassure, je pensais avoir été le plus mauvais dragueur de la terre.
Il y a ce moment où après plusieurs rendez-vous il est déterminant de faire comprendre à l’autre qu’il nous plait. Sinon on tombe d’amant potentiel à ami substantiel. Et c’est une véritable chute qui s’opère, car plus le temps passe plus les efforts sont vains pour refaire surface.
« J’ai toujours peur de ce moment où je me demande si je dois être naturel à 100%. Je crains toujours de devenir le bon copain en étant vraiment moi-même. » Et tout en disant cette phrase je m’aperçus de son énormité. Mon amie me regardait sans rien dire tant il était évident que le problème résidait dans la phrase que je venais de prononcer.
Pourquoi un garçon ne pourrait-il pas tomber amoureux de ce que je suis ? Pourquoi un garçon voudrait-il uniquement de moi comme d’un ami et non pas comme d’un amant ? J’ai de nombreuses fois entendu « Tu es quand même spécial comme garçon », mais je m’intéresse moi-même aux garçons un peu spéciaux. Alors pourquoi la réciproque ne serait-elle pas possible ?
J’approche de la trentaine, il faut que je sois moi-même. C’est maintenant ou jamais. Ce sera donc maintenant.
Maintenant j’ai dit !
La mariée chantait « I’m a bitch » sur scène à quatre heures du matin. Je venais d’écrire sur son dos « Propriété de » suivi du nom de son mari. Au stylo phosphorescent bien entendu, pour que seul son époux puisse jouir de son bien à la black light.
La mariée dansait la tecktonik lorsque je buvais mon troisième whisky-coke. Il était quatre heures du mat’ lorsque ma main plongea dans la veste à la recherche du portable. Je voulais y lire « Tu me manques ». Mais rien. J’avais trop bu.
Ma pensée dans le verre, je les voyais danser. Les verres dans le passé et tango tecktoniké. Marine et son Guillaume enchaînait les pas pendant que moi les scotchs-coca. Un, deux, trois, un, deux, trois, pas d’homme à mon bras. Je pensais à cette chance de pouvoir les réunir, tous : tous mes amis et la famille aussi. Le cœur est la plus grande salle de bal, mais un mariage aussi c’est pas mal.
Il est là l’argument, il est là le changement : je soutiendrai le mariage homosexuel, rien que pour réunir tous ceux que j’aime devant l’autel.
La prochaine grande fête dans ma famille est prévue pour mon papa, ses 60 ans en 2011 à organiser d’ici-là. On recouvrira la piscine pour en faire piste in. En haute saison on prendra ceux qu’il aime en basque maison. Mon frère sera là avec Steff et les filles. Luna 12 ans, Laïa 6 ans, quelques petites années dans les dents. Et moi ce sera facile, ce sera 30 ans.
« Tu veux faire quelque chose pour tes 30 ans ?
- Je sais pas. Probablement.
- Tu veux faire quoi ?
- Réunir tous ceux que j’aime. Mais c’est impossible… Et puis…
- Et puis ?
- Et puis je préférerais les réunir à mon mariage. »
« Tu peux venir accompagné, tu le sais bien. Je serai ravi qu’il vienne. »
« Il », c’est celui qui m’accompagnera aux 60 ans de mon père. C’est celui qui fera la bise à ma mère, discutera musique avec mon frère et fera des grimaces à mes nièces.
« Tonton ! Il vient de faire une grimace et t’as rien vu ! »
« Il », c’est dans trois ans ; ce sera ma vie.
En attendant, valse la mariée et son père tremblant. En attendant, caresse les voiles sur le sol chantant. Les yeux sont mouillés, les yeux sont brillants, comme ceux de mon époux quand j’aurai 30 ans.
Il m’arrive parfois de ne plus trop savoir dans quelle dimension je vis. Petit extrait d’une conversation totalement halluciné avec une cliente.
MM : Ravi de vous accueillir de nouveau, vous êtes bien bronzé, vous revenez de voyage?
Cliente : Nonon je me suis trop mis de fond de teint comme une cruche, vous êtes le troisième a me faire remaquer que j’ai une mine superbe alors que je suis maquillée comme une voiture volée.
MM : (mega super gêné) hihihi, faites attention la prochiane fois, mais je vous assure qu’on ne se doute pas du tout que vous avez trop forcé sur le fond de teint. (et rattrapes toi au branche Muxu)
Cliente : Peu importe, je voulais vous voir pour une histoire assez particulière.
MM : Oui bien sur, comment puis je vous aider?
Cliente : Méfiez vous de vos femmes de chambres russes, elles sont du KGB!!!
MM : (je fais comment pour me retenir???) vous êtes sûre?? merci c’est très aimable à vous de me prévenir
Cliente : (mode Jsex on) Je suis une ex agent secret.
MM : Je tacherai d’être discret
Cliente : Je compte sur vous.
Je crois que je vais bientôt pouvoir personnifier la fatigue. Entre mon nouveau copain (jour 24 !) et les fêtes qui s’accumulent, ça va être dur de survivre longtemps à ce rythme.
Hier, j’ai déjeuné avec Ratapignata, j’ai cru que j’allais m’endormir avant le dessert. Le soir j’ai organisé un petit apéro à la maison… Alexandra, Del, Jean-Claude Vendôme, mon copain et Ratapignata étaient là… J’avais juste les yeux qui se fermaient vers 23h, c’était spécial.
Lapin à 0h53 : “Salut, je suis au Club 18, c’était pour savoir si Ratapignata venait vraiment ?”
Jean-Claude Vendôme à 1h58 : “Je sais que tu dois être en train de baiser, mais si c’est pas le cas tu devrais te ramener dare-dare à la BabyDoll, y’a ton frère et Nicolaï Tourgueniev, c’est juste du grand n’importe quoi !”
Ce matin à 7h, le réveil sonne pour mon copain qui doit bosser aujourd’hui, ça a été un énorme effort de volonté pour le secouer dans tous les sens pour qu’il se réveille au lieu de se rendormir chaudement lové contre son corps si doux.
VideoGirl et moi écumons régulièrement les concerts et j’ai fini par me rendre compte qu’on ne pouvait pas échapper à certains stéréotypes, et ce plus particulièrement pendant le concert de Bumcello qui offrait un bel échantillon de pénibles. Dans cette catégorie ne rentre bien évidemment pas le pauvre garçon assis devant VideoGirl qui n’a fait qu’encaisser les débordements de cette dernière, toujours pleine d’énergie. En revanche, les amoureux transis qui se roulent des pelles tout au long du concert, si. Ils le font probablement aussi au cinéma, dans les soirées, au resto… Libre à eux de louper le spectacle, mais pas dans mon champ de vision. Et pis c’est sale. On trouve ensuite ceux qui sont venus parader dans leur look tout neuf parce que c’est l’endroit où il faut être (un bel exemple de ratage vestimentaire avec un clone de princesse Leïa), ceux qui n’écoutent pas vraiment parce que leur téléphone est vissé à leur oreille, ceux qui ne se souviendront que de la petite image de leur appareil photo et ma plus grande interrogation, le hareng mort. il y en a toujours un ou deux dans notre périmètre direct. Il ne bouge pas, ne réagit pas, n’applaudit pas. Rien, même quand ça commence à m’agacer et que je décide de les bousculer un peu (mais c’est pas ma faute, je me laisse porter par la musique, hein). Bumcello, Caravan Palace, Asian Dub Foundation, que des groupes qui font sauter dans tous les sens, et à chaque fois ces spécimens restent immobiles, imperturbables même quand ils sont devant la scène. Un jour je finirai par percer le mystère de ces morts-vivants pas très frais. Ou ils se décomposeront d’eux-même sous les décibels.
Ca y est, c’est l’automne. C’est amusant car mon dernier post évoquait l’arrivée de l’été. Une saison de disette qui en disait long mais de manière tout à fait indélibérée.
Certaines mauvaises langues coxxiennes* et Jésus, ici présent, sait si elles ont trainé en des endroits que rigoureusement ma mère m’a défendu d’nommer ici, disent que je ne poste jamais. En insistant bien sur le mot jamais.
Les statistiques ne mentent pas, je suis dans le top 6 des meilleurs posteurs sur Coxx* au cours de ces 6 derniers mois. Cela vous la coupe n’est-ce pas ?
Il est même fort probable qu’avec ce nouveau post (le 1er depuis 3 mois), je remonte à la cinquième place. Pas étonnant me direz-vous face la conjoncture actuelle et la crise coxxienne*. Cependant, alors que tout s’écroule sur les places financières outre-Atlantique, le mois de septembre voit tomber ses feuilles et des posts sur Coxx comme s’il en pleuvait. Certains appellent cela l’effet papillon, moi j’appelle cela de la foutaise.
Maman est en concert ce soir au Stade de France, pas question pour moi de payer 80 euros pour faire la plus belle crise d’agoraphobie de tous les temps, mais pour vous lecteurs de Coxx*, une photo de la scène - prise par Matorif - en exclu régionale ! :
Je sais que je vais me faire lapider de l’avoir appelée “la vieille”, mais c’est la vie. Peut-être aurez-vous la chance de croiser des coxxiens si vous êtes au concert.
Souhaitez-moi bonne chance pour esquiver les pavés et bonne soirée à tous !
PS : Gardez quelques pavés pour Théo, ça le touchera beaucoup !