Archives pour la catégorie «Lost Houvewives»

27 septembre 2005
Andrew Pipen

The End

- Bon et donc tu as prévu quoi pour la fin des Lost Housewives ?
- Ben pendant la nouvelle expédition, Rachel, Michelle et Tara découvrent d’où viennent les mystérieux bruits de bongos : c’est le peuple des hommes-noeuds qui en jouent pour hypnotiser leurs proies.
- Les hommes-noeuds ?
- Ouais ce sont des mecs à têtes de bites. Ils cherchent à fertiliser les filles, c’est vital pour leur survie…
- Ouah dur !
- Ouais c’est cas de le dire. Mais les filles sont malignes et trouvent un terrain d’entente: Tam.
- C’est Tam le terrain ? Pas con.
- Ben ouais elle pense qu’à ça, alors autant qu’elle se fasse fourrer pour les bonnes raisons… D’ailleurs en parlant de ça, elle est tombée enceinte du gendarme. Mais comme l’île est spéciale, en 9 jours elle a accouché.
- Trop fou ! Mais si elle devient la reine des bites, qui s’occupera du bébé ?
- Ben Tara, qui du coup se met en couple avec le gendarme.
- OK… et à la fin ça se termine comment ?
- Hum une faille temporelle fait apparaître un navire venu du XVIème siècle, tous les marins sont morts pendant le voyage, alors du coup elles embarquent à bord. Le gendarme meure on sait pas trop pourquoi, et un peu plus tard, pendant le retour, une tempête noie Mary-Virginia. Elles tombent toutes dans un profond sommeil, elles se réveillent à l’hôpital, elles ont tout oublié de leur aventure sur l’île. Mais finalement elles restent copines, et montent ensemble un groupe lesbien anti-clérical. Tara, Michelle et Rachel chantent, Nadiève écrit et fait les chorégraphies. Voilà.
- Cool ! Et tu penses que ça va prendre du temps pour tout écrire?
- Ben non, je viens de le faire.
- Oh. OK. Je vois.

24 septembre 2005
Andrew Pipen

Que ma chienne lui apporte la joie!

Journal de Michelle Lockridge
Jour 22, au matin.

J’ai dû laisser ma Zaza et ma Mary derrière moi. Je dois être forte ! Mary m’a juré prier tous les jours pour moi, je commence à avoir la foi ! Je suis tout de même ravie que Tara m’ai demandée personnellement à l’accompagner avec Rachel dans cette nouvelle expédition, malgré l’excitation de la vie de couple, cette plage me tapait sur le système. Mary semblait tellement triste et apeurée à l’idée de me voir partir que j’ai décidé de lui laisser Zaza pour la réconforter. Whatever Pasolini, nous voilà au fin fond de la forêt. Je pense que nous sommes bien plus efficaces que lors de la première aventure, nous avons déjà dépassé la « grotte du Père Noël », et chaque nuit les bongos semblent se rapprocher…

Rachel et moi sommes copines comme cochonnes maintenant, ce qui semble ennuyer un tantinet Tara, qui reste quelque peu distante. Nous réfléchissons toutes les deux à un moyen de la dérider… Un plan à trois peut-être ? Non je déconne, je ne serai jamais infidèle à ma Mary-Virginia !

Andrew Pipen

La saison des amours

Journal de Tam R. Van Eekay
Jour 18, Au matin.

Put1 2 ta race ça y è chuis 1 vraie meuf. Je me suis taP le gendarm hier soir, bordel ct trop bon !
Il m’a choppée en levrette et pris toute la nuit durant, et j’ai joui à n’en plus pouvoir. C’est ma conne de reum qui va être jalouse ! l’autre abruti de niakoué lui a pas suffit et elle a le feu au Q 2puis 1 semaine. 2 jours après ke sa meuf l’a tué elle m’a réveillée en pleine nuit pour me raconter ses frustrations et tout le bordel, j’en avais rien à foutre, moi je voulais voir la ke du manchot.
Et j’ai bien calQlé ke cette tasspé de Rachel avait pécho mon jeu mais c’est moi ki l’ai eu ! Moi la plus jeune, ki me suis fait le seul keum vivant de l’île ! L sont toutes après lui les chiennes il m’en a parlé il les trouve pathétiques. Moi chuis nature com il dit pas 1 vampyre suceuse (enfin sa C ka moitié vrai lolmdr :-DDD)

Journal de Tara S. Van Eekay

Mon cher journal ce jour est à marquer d’une pierre blanche, ma douce fille est enfin une femme.
Elle arrivée ce matin toute joyeuse « ça y est maman je suis comme toi ! » J’ai tout de suite compris : elle venait d’avoir ses règles ! J’étais si contente pour elle, je commençais même à me poser des questions, à 15 ans être encore pré-pubère…
Et ce charmant gendarme il doit s’y connaître en premiers secours, il était présent lors de l’heureux évènement, afin qu’elle ne fasse pas de malaise! Il va falloir que je le remercie…

Journal de Mary-Virginia Lane
Jour 19, le soir.

Je sais que ma religion me l’interdit probablement, mais nous vivons dans des circonstances particulières sur cette île…
Son petit animal m’a immédiatement séduit. Sa touffe était si mignonne ! Mais bien vite je me suis surprise à aller la retrouver non pas pour ses poils ou sa truffe humide, mais bien pour la compagnie de sa maîtresse. Et une nuit, tandis que Michelle me faisait part de ses trucs pour éviter que Zaza ne se retrouve avec des nœuds dans les poils, je ne pus m’empêcher de l’embrasser. D’abord surprise, sa langue ne tarda pas à compter mes dents dans ma bouche, et nous atteignirent le 7ème Ciel ensemble ! Mon Dieu je n’ai jamais vécu de plaisir si intense, ni d’amour si profond.
Ne me l’enlevez pas !

Journal de Rachel Pipen
Jour 20, le matin.

Décidément on aura tout vu.
Après la mort absurde de Kim et de son mari, que Tam se tape le gendarme et s’en vante à tue-tête, voilà que Michelle et Mary-Virginia sont à la colle. Heureusement que j’ai gardé mon manche d’avion pour mes longues nuits de solitude…
J’ai laissé tomber l’idée d’aller retrouver le Père Noël bien que j’entende toujours des grelots et des bongos au loin dès que le soleil se couche. Je fais semblant de rien, les filles ont mis suffisamment longtemps à oublier l’incident précédent. Je commence à m’ennuyer tous les jours sur cette plage à ne rien faire à part chasser du poisson ou le ragondin…
Je pense demander à Tara de partir avec moi en expédition, cette île doit sûrement conserver encore de nombreux secrets !

23 septembre 2005
Andrew Pipen

Elle lui fait pipi dessus !

Journal de Michelle Lockridge
Jour 11, au matin.

Ma petite Zaza est décidemment la meilleure des chiennes !
Après le choc de la vision de cet asiat et de Tara nus (je ne sais pas comment elle fait pour avoir un corps si parfait en vivant sur cette île, il faudra que je lui demande son secret), courant après Kim, la voilà qui se donne encore en spectacle en se jetant dans le feu. Et elle criait, criait, fondait, fondait… Le feu s’est pourtant éteint, comme par magie ! Enfin non, puisque je vis ma petite Zaza faire pipi dessus ! Elle est merveilleuse, non ? Une fois la fumée partie, l’asiat était toujours debout, la peau brûlée au quinzième degré.
Visiblement déçue de ne pas être morte, elle chercha à attaquer Zaza qui ne se laissa heureusement pas faire : mon adorable chienne termina son pipi sur ses plaies et me sauta joyeusement dans mes bras. Kim se jeta alors à l’eau, pensant probablement que le sel de l’océan achèverait sa mort, ou que le requin lui fasse son affaire. Elle n’obtenu qu’une douleur insupportable, et le requin n’aimant pas que soit nourriture soit trop cuite ne lui arracha qu’une jambe.
Et la voilà brûlée vive, cul-de-jatte, qui nageotte encore dans l’océan, proférant des insanités à l’encontre de Tara. Increvable cette asiat ! Finalement entre l’hémorragie et la douleur elle ne tarda pas à perdre connaissance et se noya. Son corps flottait au milieu de l’eau, noir et puant comme un pneu crâmé, mais personne ne se donna la peine d’aller la repêcher, on avait décidément d’autres chats à fouetter.

Andrew Pipen

Quand la Chine pénètrera trois fois

Journal de Tara S. Van Eekay
Jour 11, au matin.

Cela est bien la première fois que le Seigneur m’entend le prier dans de telles conditions. Grâce à cet asiatique mâle, dont je n’ai toujours pas compris le nom, j’ai connu des plaisirs qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Il m’avait fait signe pour l’aider à dépecer l’un des ragondins de l’île, et nos mains se soudainement mêlées dans le sang et les viscères de la pauvre bête. Nos bouches se sont rejointes avec passion, et il ne nous fallut pas plus de trente secondes pour que nos habits soient arrachés et que je sente son divin dard entre mes reins.

Cette île a définitivement un effet sur nos comportements : je ne suis pas une habituée du pêché de luxure, je ne l’ai même jamais commis avec un oriental, mais ici tous mes sens semblent être en alerte ! Malheureusement le plaisir fut de courte durée, puisque cette connasse de Kim a débarqué au moment de ma jouissance suprême. Nous nous sommes stoppés net, et il m’a jeté à terre comme une merde pour aller la rejoindre.

Leur dispute en chinois n’a pas un grand intérêt, mais elle rameuta toutes les autres rescapées qui purent mater de leurs yeux lubriques les attributs de mon nouvel amant. Quel beau cul tout de même ! Tout s’est ensuite passé très vite. Elle le gifla, d’une force étonnante puisqu’il en tomba à terre, ramassa sans réfléchir une pierre dans le sable et commença à le frapper violemment à la tête. Mon bel étalon ne tarda pas à mourir sous les coups de la furie, qui ne s’arrêta pourtant pas. Au bout d’une demi-heure nous étions un peu fatiguées de la voir s’acharner sur sa dépouille, nous retournâmes donc à nos occupations. Très frustrée d’avoir été interrompue en plein coït, je me suis finie à la main. Mais au moment d’atteindre l’orgasme recherché, la voilà qui reparût de nouveau ! Quelle importune de s’immiscer systématiquement dans la vie privée des gens ! Nous nous regardâmes silencieusement quelques minutes, elle tenait encore le caillou pointu, un morceau dans cerveau collé dessus. Elle murmura un borborygme ou je ne sais quoi (peut-être une malédiction ?) à mon égard, jeta le caillou à mes pieds et s’enfuit en courant. Je la poursuivis mais ne pus l’empêcher de se jeter vive dans le feu de camp. Elle hurla sous la douleur, mais ne bougea pas. Elle me regardait fixement, l’odeur de sa peau brûlée m’emplit les narines, mais je ne pouvais bouger j’étais comme hypnotisée par ses yeux… Enfin ce qu’il en restait !

Andrew Pipen

Retour à l’anormal

Journal de Rachel Pipen
Jour 10, le soir.

Nous n’avons eu que quelques jours de calme seulement… Depuis notre retour de la caverne aux guirlandes, les autres femmes de l’île et moi-même étions parvenues à un équilibre, sorte de point de non retour où l’on restait cordiales les unes envers les autres, sans vraiment s’apprécier tout de même.

Comme des voisines quoi. Il est amusant de constater qu’en quelques semaines seulement nous retrouvons nos réflexes urbains.

En témoigne le drame survenu hier. Après être tombée par hasard et sans du tout avoir espionné Tara jetant une bouteille à la mer, j’ai découvert une lettre qu’elle avait écrite pour l’une des ses amies. Elle y relatait comment elle était soudainement attirée par le mari de l’asiat !

En y regardant de plus près, cela tombait sous le sens : les regards en coin, les petits sourires, il ne parlait pas notre langue, mais il en comprenait les codes. Et visiblement sa femme n’était pas capable de le satisfaire.

21 septembre 2005
Andrew Pipen

Lost Housewives, pour ceux qui ont raté le train

Résumé des épisodes précédents :

Les membres de Coquecigrue* ont retrouvé cet été les journaux de bord des passagères du vol 666-S Paris-Sydney, vol qui a disparu mystérieusement il y a quelques mois. Cherchant à laisser en ligne une trace virtuelle de ces femmes, les coquecigruïens ont chaque jour relaté leurs aventures.

Tara S. Van Eekay et sa fille Tam R, Rachel Pipen (ma très chère soeur), Michelle Lockridge, Kim Cum Suk, Mary-Virginia Lane, Nadiève Locklear-Frye nous décrivent au quotidien les difficultés qu’elles doivent surmonter.

Dès leur arrivée des bruits bizarres dérangent leur sommeil, tandis que la mort frappe les malheureux mâles de l’île. Toutes ces femmes ont des caractères très forts, et très vite les premières animosités et hypocrisies sont révélées. Malgré son jeune âge la petite Tam cherche à devenir femme le plus vite possible, tandis que sa mère, complètement à l’ouest, rêve d’un brushing Jacques Defranges.

Michelle de son côté trouve du réconfort du côté de sa petite chienne Zaza, mais cette dernière ressemblant à un rat musqué, un premier incident diplomatique (aux répercussions disproportionnées) survient : Kim, l’asiatique, décide de le zigouiller pour le cuisiner en ragoût. Heureusement que Rachel, la gentille un peu niaise de service a retrouvé par hasard Zaza dans la forêt, Michelle en serait morte de chagrin. Elles décidèrent pour se changer les idées de partir à trois en expédition, Tara Michelle et Rachel, pour découvrir l’origine des mystérieux bruits de bongos de l’île.

Elles tombèrent sur une caverne des plus surnaturelles : une prise électrique, des guirlandes de Noël, des parois amovibles… Zaza s’est par ailleurs révélée être une chasseresse de chauve-souris hors pairs. Mais Rachel, croyant apercevoir le Père Noël garant ses rênes péta une durite et dût être ramenée au campement par Michelle et Tara. Ces dernières tombèrent nez à nez avec Mary-Virginia, membre de la SPEARS , Société Protestante d’EntrAide, de Recherche et de Secours, association destinée à retrouver les survivants du crash, mais qui s’est finalement elle aussi crashée comme une merde sur cette île.

De retour au campement, les jours reprennent leur cour normal, mais Tara semble de plus intéressée par le mari de Kim

5 août 2005
Lord FiddleBubble

Re-disparition

Journal de Marie-Anne Charlotte de Merteuil
Jour 11, tard le soir

Il m’a fallu quelques jours pour m’habituer au nouvel environnement de ma nouvelle vie. Je me suis baladée en long, en large et en travers. C’est appparement une île. Mais il n’y a pas âme qui vive. Que je n’ai rencontrée en tous cas. Qu’importe. Je me suis construit un petit abri bien rangé, comme j’aime. Et puis j’ai beaucoup réfléchi. Une faille spatio-temporelle. L’idée m’est subitement venue. Oui, ce doit être ça. Ce ne peut être que ça. Bon, ce n’est pas si grave. J’ai plus qu’à attendre qu’elle repasse dans le coin. Et regagner ainsi la mort que j’avais méritée. Je ne suis pas faite pour ressuciter. Qu’on se le dise. Alors, je reste là et j’attends. Près de mon feu. Tiens, c’est quoi cette lueur…….

Note de quelqu’un d’autre: le journal a été retrouvé ainsi, un stylo posé à côté, le feu de camp crépitant encore. La dernière phrase n’est pas finie. Adieu Marie-Anne Charlotte.

2 août 2005
Lord FiddleBubble

Renaissance

Journal de Marie-Anne Charlotte de Merteuil
Jour 8, vers midi

Je me suis réveillé ce matin, avec le froid, l’humidité, un carnet et un stylo. Je n’ai pas de suite compris ce que je faisais là. Serait-ce le Paradis dont on m’a tant parlé étant gamine? Non, je ne pense pas. Pourtant, aux dernières nouvelles, j’étais morte. Je suis morte le 5 juillet 2005, d’un cancer qui a dégénéré. Je suis mort à l’hôpital de Grasse, dans le sud de la France. Je suis morte seule, alors que j’ai toute ma vie été courtisée. Et voilà que je me réveille, avec des sensations de vie. Dans une jungle peu acceuillante, des bruits d’animaux partout, habillée en haillons (mon dieu!!)…

Que me rappelè-je de ma dernière vie? J’étais dilettante, je volais d’homme en homme comme un papillon éphémère. J’ai même piqué le mec de mon fils à une époque: il m’a épousé pour mieux me larguer quelques années plus tard, pour plus jeune que moi bien sûr. Ah tiens, mon fils… Eugène… Aux dernières nouvelles, il était dans un hôtel en Normandie… Je me demande s’il a retrouvé trace de son père, comme je l’espérais pour lui…

C’est étrange, je suis peut-être ressucitée. Mais ça ne me turlupine pas plus que ça. Peut-être est-ce comme cela les résurrections? Qui peut se vanter de l’avoir déjà vécu? Il faut que je me lève, que j’explore ce lieu. J’entends déjà des bruits, peut-être des voix un peu plus loin. Non, non, non, ça ne se passera pas comme ça. Foi de Marie-Anne Charlotte, je vais remettre un peu d’ordre dans ma nouvelle vie. Non mais! Ce n’est pas parce-qu’on vient de ressuciter qu’on ne doit pas tout organiser, n’est-ce pas?

1 août 2005
Madame Lucifer

Il z’eussen tété vos amis, ils le seron z’encore

Journal de Tara S. Van Eekay
Jour 7, au matin

LETTRE II

TARA S. VAN EEKAY A MADAME DE GLANTIER



Ma chère Gisèle, il me tarde de vous revoir afin que vous m’instruisiez des nouvelles du beau monde mais, comme je vous l’appris dans ma dernière bouteille à la mer*, votre amie est coincée sur une île déserte en compagnie de femmes indécemment idiotes. Je vous préserve de la narration des événements récents : entre une grotte de noël évanescente et des bonnes soeurs poulardes, elles sont moins d’une irrationnalité à vous faire pâlir que d’un ennui à vous rendre blême. Je nourris cependant une idée qui ne manquera pas de vous plaire.
J’ai, vous le savez, toujours admiré votre intelligence dans le domaine des intrigues, et il ne m’a pas échappé que mon retour à Paris serait des plus charmants si j’eusse préalablement emporté dans mon escarcelle quelque vertu du voyage.
J’ai déjà mentionné la cuisinière coréenne, mais j’ai découvert dernièrement, témoin que je fus de l’entretien qu’elle donna à ma fille des égards réservés aux inverties dans son pays - je ne m’explique pas cela sinon par la folie de cette femme - qu’elle parlait parfaitement notre langue ! Elle n’est donc ni muette ni bienheureuse, la voilà seulement rude au delà du raisonnable. Aussi je lui réserve le danger de la vengance que voici, et dont vous voudrez bien garder le secret jusqu’à ce que j’eusse obtenu satisfaction.
En effet, si bête que soit l’infortunée, son jaune mari n’en demeure pas moins beau. Frappé de l’imberbe condition des gens de sa race, il est néanmoins bien fait, et semble posséder quelques atouts qui le dégagent très nettement de l’habituel ridicule des siens - j’ai pu en apprécier la splendeur lors de ses séances de pêche en maillot de bain poutre apparente. Il semble très porté sur l’usage de ses poignets - je n’ai presque rien vu de ce que la décence interdît - depuis que sa compagne se consacre plus à sa cuisine qu’à sa chambre - toute de fortune qu’elle soit. Aussi me semble-t-il relever de la plus nécessaire sympathie que de lui offrir simplement le support d’une main secourable où il ne manquera pas de s’épancher à loisir.
Mes approches se sont limitées à des apparitions nocturnes en maillot de bain, mais je compte bien d’ici sous peu l’instruire de mes splendeurs naturelles. Je vous tiendrai informée de l’avancement de mes travaux, même si je ne dois espérer de vous aucune réponse. Je sais que la nature de nos amitiées les lie plus au secret qu’elle ne leur permet l’usage des lèvres qui pourtant les caractérise, mais une parole de vous m’apporterait le plus grand réconfort.
Mon coeur est isolé, perdu sur cette île, mais mes pensées vous accompagnent. Votre amie tendre et dévouée.

l’île perdue, le jour 7, au matin**

Notes de Madame Lucifer, lectrice de Tara :
* Cette bouteille ne s’est jamais retrouvée.
** Cette lettre ayant été jetée à la mer dans une bouteille, nous ne l’avons pas retrouvée dans le journal de Tara S. Van Eekay. Non, elle se trouvait dans celui de Rachel Pipen, et nous avons convenu - après moult délibérations à coup de griffes - de la replacer ici par soucis de cohérence et de dignité.

31 juillet 2005
Andrew Pipen

Sommes-nous réellement près de l’Australie ?

Journal de Rachel Pipen
Jour 6, le soir.

J’ai déjà sauté une journée dans mon journal, c’est pas bien !
Après avoir dormi jusqu’au beau milieu de la journée, Michelle Tara et moi, les 3 drôles de Dames de cette îles nous sommes réveillées la tête dans le cul. A peine le temps de se relever qu’ils nous en tombe deux sur la tête : Tout d’abord la soeur hystérique était en train de nous observer, accroupie, comme si elle allait nous chier un cake. Elle attendait visiblement notre réveil. Ensuite mon premier réflexe fut de regarder au plafond : les guirlandes avaient disparues, ainsi que le couloir sans fin de la caverne ! Il y avait maintenant une jolie paroi très cavernante, pour qu’on comprenne bien que cette endroit était tout ce qu’il y a de plus normal. Idem pour la prise électrique, aucune trace d’elle nulle part. Nous avons demandé à Soeur Marie-Virginia, mais elle ne semblait être au courant de rien. Tara était désespérée de ne pouvoir remettre son brushing en place, et Michelle aurait bien aimé faire un petit numéro de cirque avec Zaza… D’autant qu’elles n’entendaient plus non plus les bruits des tamtam !
Après concertation et chauve-souris grillée, nous avons décidé de continuer dans la direction de la veille. La soeur a décidé de nous accompagner, le chapelet à la main, visiblement elle reprenait du poil de la bête en notre compagnie. C’est ainsi que nous, les trois drôles de Dames plus une, qu’au bout de deux heures de marche en pleine forêt, avons retrouvé les restes encore fumant d’un campement. Michelle a essayé de transformer Zaza en Lassie chien fidèle, histoire qu’elle sente la piste des campeurs, mais tout ce qu’elle a obtenu, c’est une chienne hystérique qui s’est mise à faire ses cabrioles au dessus du feu. Ça va bien cinq minutes, mais ça fait pas avancer le schmilblick. Heureusement Tara a repéré des traces de pas dans le sol, que nous avons suivi. J’avais l’impression de reconnaître le chemin, mais après tout, qu’est ce qui ressemble plus à une jungle que la même jungle un peu plus tard ?
Ben sauf que j’avais bien raison, et je m’en suis rendue compte lorsque nous avons aperçu l’entrée de la caverne au loin. Nous avions suivi les traces de nos propres pas. Un grand moment de lassitude s’est emparé de moi, et j’ai craqué. Je me suis mise à pleurer comme une enfant, ne pouvant m’arrêter. Je sanglotais, la pression de ces quelques jours ne pouvant plus être contenue par une prétendue force de caractère que je m’efforçais de montrer. Zaza est venu me lécher le nez, mais même son haleine ne m’a pas repoussée. Ne sachant trop que faire, Tara et Michelle ont essayé de me réconforter, tandis que Mary-Virginia s’est lancée dans une litanie incompréhensible. Je ne sais pas combien de temps tout cela à duré, mais le jour commençait à disparaître quand la caverne s’est de nouveau illuminée.
Cela m’a fait comme un coup d’adrénaline, je me suis mise à courir et courir encore pour voir qui avait allumé la putain guirlande de Noël. C’est à l’entrée de la grotte que je l’ai vu. Trop absorbé par ce qu’il était en train de faire, (il déchargeait un sac, visiblement) il ne s’est rendu compte de ma présence qu’après m’avoir entendue tousser, je ne retrouvais pas ma respiration. Il s’est retourné, m’est apparu dans toute sa splendeur. Le Père Noël. Le vrai. Avec ses bottes noires, son manteau rouge et sa barbe blanche, il vidait son sac tandis qu’une ribambelle de petits elfes s’afféraient pour tout ramasser. Ils étaient particulièrement bien organisés, un chaîne le long de la paroi transportait tout les paquets vers une destination que je ne pouvais apercevoir à l’oeil nu.
Toute essoufflée que j’étais par ma course, je suis à peine arrivée à balbutier un “qu’est ce que vous faites ici”, avant que le Père Noël et les elfes ne hurlent de peur, qu’ils reculent de quelques pas, et qu’ils prononcent une espèce d’incantation qui fit tomber un mur juste devant eux, bouchant le couloir et rendant la caverne de nouveau banale.
J’ai hurlé pour qu’ils reviennent et nous aident, mais le silence était complet, tout du moins jusqu’à ce que Tara et Michelle arrivent. Je leur ai raconté tout mon histoire, mais elles n’ont pas semblé vouloir me croire. Elles ont vaguement aperçu les guirlandes clignoter, mais avec ma crise de larmes quelques minutes auparavant, elles ont dû se dire que j’avais tout imaginé. Je commençais à devenir hystérique et à hurler au Père Noël, elles ont donc décider de me ramener au camp pour la nuit.
J’étais tellement fatiguée, je me suis endormie sans rien manger, et ce n’est qu’à midi le lendemain que je me suis réveillée pour trouver un bol de soupe près de ma couche. Je suppose que c’est Kim qui me l’a préparé. Je n’ai pas fait grand chose de la journée, j’ai voulu me changer les idées en jouant avec Zaza, mais je continuais de penser au Père Noël. Michelle a été très gentille et patiente avec moi, mais je pense que j’ai fait flipper Tara, elle semble m’éviter. Les autres du campement me regardent bizarrement aussi, comme si j’avais vu… bon OK, ils ont pas tord.
En attendant c’est décidé, il est hors de question que j’attende le mois de décembre avant de retrouver ce gros lard.

30 juillet 2005
Amok

Scarifie-moi tendrement

Journal de Michelle Lockridge
Jour 6

Hummm je me sens chienne aujourd’hui. Lassive et docile à souhait.

Amok

Si tu vas là-bas, un jour tu verras…

Journal de Nadiève Locklear-Frye
Jour 5, milieu de la night

J’écris après avoir marché quelques heures dans la jungle. Le noise des bongos semble s’éloigner de plus en plus. Je suis sur la beach, avec le plane tout bousillé. Il y a un fire avec des people qui dorment autour, je n’arrive pas bien à voir combien ils sont. L’odeur est épouvantable, c’est de l’osso-bucco j’en suis sûre, c’est le plat qui m’a rendue végétarienne, ma mère en a fait un jour, j’ai soulevé le couvercle et ohhhh, y avait plein de bones qui flottaient, c’était awful. Personne ne me forcera à eat une chèvre ou agouti, no way!!!. Bon je vais aller sleep près des survivors, demain est un autre day. Bye diary, see ya soon.

Madame Lucifer

La petite perverse !

Journal de Kim Cum Suk
5ème nuit

Mon cher journal, je n’ai pas ecrit recemment car les évènements se sont enchainés un peu vite… Je ne sais pas comment mais les autres filles ont tout de suite su que j’étais responsable de l’osso-bucco de rat-musqué, et l’une d’entre elles est rentrée dans une crise de nerfs incoyable que je n’ai pas saisie. Il me semble avoir compris que ces occidentales ont pour habitude de prendre ce genre de nuisibles pour animaux de compagnie ; pour ma part je pense que cette pauvre fille souffrait d’un stress post-traumatique ; elle s’est d’ailleurs trouvé un autre ragondin identique au premier comme palliatif, bref…
Heureusement Lee était parti cueuillir des baies dans la jungle, je crois qu’il ne se doute de rien, il faut encore qu’il me croie incapable de cuisiner ou alors…

Séoul, corée, un soir 19h30

“- chéri tu es rentré du bureau ?
- oui mamour !
- as tu gagné beaucoup d’argent aujourd’hui à la bourse ?
- oui ! 4.815.162.342 dollars ! nous allons pouvoir enfin faire ce tour du monde dont nous rêvions !!!
- Oh mon canard laqué, comme je t’aime !
- Mais, mon petit lychee au sirop, que fais tu là ???
- Oh je t’ai préparé un tartare à la florentine, tu m’en diras des nouvelles !
##SLAP## (Kim à terre, du sang s’ecoulant par petit jets vigoureux de son arcade sourcillière droite)
- Salope ! Je t’ai dit que jamais tu ne toucheras plus à un ustensile de cuisine
- Mais pourquoi !!! “
…. …. ….

Voyant ma détresse une des filles du “groupe” a finalement décidé de faire le premier pas et nous avons sympathisé, elle a même proposé de m’aider à planter un potager ou a préparer à manger avec moi discrètement quand l’autre chauve bizarre reviendra de la chasse au singe… Tara donc m’a présenté sa fille… La petite Tam s’est montrée très chaleureuse avec moi, elle est venue me chercher pour que je dorme près d’elle. Suite aux evenements de la nuit précédente, j’allais pas refuser, d’autant que Lee se montre très distant avec moi… Mon cher journal je t’ecris pour te confier des doutes qui m’assaillent… je me suis réveillée car je sentais des mains sur mon corps pendant mon sommeil, je soupconne la petite Tam… que faire ?

29 juillet 2005
Amok

Je suis si loin de vous

Journal de Nadiève Locklear-Frye
Jour 5 (plus ou moins, je suis encore dans le dark)

Cela fait trois heures que j’ai repris connaissance. Je me trouve allongée sur une plage magnifique, entourée de rocks gigantesques. Ouah il sont vraiment huge, j’aime ce qui est huge. Je vois à ma droite les platform-shoes en liège que j’aimais tant, elles en ont pris un sacré coup, fuck, c’étaient mes préférées. Sur ma gauche, des tupperware remplis de food, sûrement ceux que mon amie Michelle avait conscencieusement préparés pour Zaza, son petit chien so cute. J’étais assise à côté d’elle pendant le trip, on avait parlé de nos lifes, de nos occupations, tout cela me paraît si dérisoire now. Je devais à aller à Sidney pour répeter la choré du nouveau clip de Kylie Minogue, Should Have Got You Out Off My Breast (Earlier), mais la destiny semble en avoir décidé autrement. Je vais prendre ces boîtes dans ce qui reste de mon sac, peut-être que le sel de la mer a conservé la nourriture, les guys ils faisaient comme ça avant que les fridges ils existent. Allez, je te laisse cher journal, faut que j’essaye de rejoindre l’endroit où l’avion s’est crashé. Pourvu qu’il n’y ait pas trop de cadavres, I hate gore movies, et qu’il reste des survivants, à défaut de danser avec Kylie, je pourrai répeter avec eux, histoire de faire go on le show.