| Viens à moi Je prendrai soin de toi Je te protégerai Calme-toi Tu es épuisé Viens, allonge-toi Pas besoin de parler Je comprends Tu sais Saute Tu sais |
![]() |
Archives pour le mot-clé «amour»
Ta voix qui à chaque fois m’enchante a été ce soir comme un coup de poing dans le ventre.
J’avais envie de hurler, de tout casser, d’insulter les dieux.
J’ai mis quelques heures à me calmer, à renoncer à te rappeler pour comprendre ton inconscience et te maudire.
Finalement, ce poignard que tu m’as enfoncé dans le coeur, je vais le garder comme souvenir de toi, pour quand enfin tu m’abandonneras.
Car tu m’abandonneras bientôt, n’est-ce pas ?
Chaque nuit, lorsque le sommeil tarde à venir et que ton absence fait s’entrechoquer mes pensées, je m’allonge sur le flanc gauche, pour sentir battre mon cœur. En fermant les yeux et en invoquant ton image, je m’imagine que c’est ton cœur que je sens battre ainsi tout contre moi.
Tu es dans mes bras et je m’endors apaisé.
Lui : Pourquoi ce texte ?
Moi : On dirait tellement moi quand je m’emballe.
Lui : Moi je n’ai plus envie de m’emballer,
mes lèvres sont sèches.
Moi : Hihi, on ne peut faire autrement
Les poètes aspirent à l’abîme écrit Thomas Mann, je crois qu’il a raison
Lui : Mais comment, comment peut-on m’aimer ?
comment peux-tu encore m’aimer, et me supporter ?
Moi : Un peu de sang de poète en moi aspire à ton abîme, je vois que ça
Quelqu’un m’aime au moment où j’écris ces lignes.
C’est comme une évidence intime qui s’impose à moi,
Une absolue certitude fondée sur une intuition
Ah ! Pardonne-moi !
Je suis un infâme, et plus vil que les scorpions, que la fange et la poussière !
Tout à l’heure, pendant que tu parlais, ton haleine a passé sur ma face, et je me délectais comme un moribond qui boit à plat ventre au bord d’un ruisseau.
Ecrase-moi, pourvu que je sente tes pieds !
Maudis-moi, pourvu que j’entende ta voix !
Ne t’en va pas ! Pitié ! Pitié !
Je t’aime !
Qu’il est bon de passer ces quelques instants dans tes bras,
tes yeux bleus sont si purs,
j’aime tes instants sauvages
et tes colères irraisonnées
mais je ne peux te mentir plus longtemps,
cette petite maison derrière la colline
que je t’ai montrée
je n’y vis pas seul
et quelqu’un de cher à mon cœur
contemple la mer avec moi.
- Quand je suis avec toi je suis mieux qu’avec tous les autres !
- Moi aussi Fox, moi aussi…
J’ai retiré aujourd’hui la pièce d’or que tu avais glissée dans ma chaussure.
Quand tu reviendras, tu pourras l’y remettre,
Je la garderai précieusement en t’attendant.
![]() |
Perles dans le soleil Gouttes irisées de bonheur L’étreinte de tes bras |
|
NOUS N’IRONS PAS (CETTE FOIS ENCORE) AU GRAN PARADISO
Une nouvelle fois, Sylvain m’amène dans une improbable aventure. Il veut rallier d’un trait le refuge du PRARIOND au refuge VITTORIO EMANUELE dans le GRAN PARADISO. Il ouvre la carte IGN et trace l’itinéraire :
- « on quitte la voiture au PONT St CHARLES (Val d’Isère), et on rejoint à ski le refuge du PRARIOND ou on passe la nuit. Lever à cinq heures, montée au COL DE LA VACHE, 3000 m, puis descente par le COULOIR DE LA BALLOTTA…
- hé, ça paraît raide, au moins 45° ?
- pas de problème, on mettra une main courante !
- humm…
- on traverse ce grand plateau jusqu’au col de la PUNTA FOURA, puis on descend les pentes du VALLONE DI SEIVA jusque là - on va s’éclater à ski - puis on remonte par là pour rejoindre le refuge VITTORIO EMANUELE à 2730 m. Il faudra sans doute déchausser car le terrain semble compliqué.
- Heu… Et tout ça dans la journée ?
- ouais, on est des bons ! » Sourire ravageur, grande tape dans le dos…Le grand plateau qui mène au col de la Punta Foura est interminable, l’endroit n’est pas fréquenté, nous sommes seuls ! Et quand on atteint enfin le col il est déjà 14 heures passé. On doit descendre à ski des pentes très raides, orientées à l’EST, et la neige qui chauffe depuis tôt le matin est complètement pourrie.
Sylvain tente quelques virages, il s’enlise jusqu’aux genoux. TROP DANGEREUX. On renonce. Demi-tour.
Il faut chercher un abri avant la nuit. La carte indique bien un barrage sur le LAGO SERRU. Le lac est sous la neige, mais on trouve une porte métallique entrouverte sur un local rempli d’eau. Il y a là un sommier métallique qui émerge juste, mais ça ira. On place une couverture de survie et on se glisse dans nos sacs de couchage. On se caille trop, alors Sylvain suggère de réunir nos sacs et de dormir ensemble. « on se réchauffera ». Je me blottis contre lui, il me serre fort dans ses bras. J’y crois pas, il parvient à dormir ! Pour moi la nuit a été blanche.
Le matin, brouillard, visibilité dix mètres. On doit se guider avec l’aide de la boussole et de l’altimètre. On profite des rares éclaircies pour retrouver le fameux couloir qui conduit au COL DE LA VACHE pour enfin redescendre sur Val d’Isère.C’est ma première nuit dans les bras de Sylvain. Ma tête dans le creux de son épaule. Bien sûr son étreinte n’était pas sexuelle, simplement un instinct de survie…
MAIS JE L’AURAIS UN JOUR, M. FOX, JE L’AURAIS !
François
Cette aventure me fait penser à une chanson de Cake…
To me, coming from you,
Friend is a four letter word
(Love)
et à une chanson de Suzanne Vega aussi…
Do you know where friendship ends
and passion does begin?
When the gin and tonic
makes the room begin to spin.
(oh yeah)
Deux chansons chères à mon coeur, qui parlent de la fine frontière qui sépare amour et amitié.
J’espère que tu n’as pas trop la tête à l’envers après cette aventure si tendre, très cher François.
La prochaine fois, Sylvain te donnera-t-il un baiser ?
Ça ne sera pas toujours ainsi
Et je dis que si tes lèvres
Que j’ai tant aimées
Devaient toucher celles d’un autre
Et tes doigts si forts emprisonner un autre cœur
Comme tu capturas le mien il n’y a pas si longtemps
Si sur le visage d’un autre tu laisses reposer tes doux cheveux
En silence, comme tu aimes
Ou s’il te déclame de doux vers
Capables d’apaiser ton esprit aux abois
Si cela doit arriver, si cela doit t’arriver
Toi que j’aime tant, envoie-moi un petit mot
Pour que je puisse aller vers lui, prendre ses mains et dire
Accepte tout ce bonheur, tu as ma bénédiction
Je détournerai ensuite la face
Pour écouter le chant lointain de l’oiseau solitaire des terres perdues
Comme je le pressentais, l’amour continue de me renforcer jour après jour.
Pour une fois, je n’ai pas fait usage de la magie dans des buts futiles… Attraper un regard, retarder un train, éviter une catastrophe…
Non, au lieu de tout ça, je me suis fait un énorme plaisir : j’ai accompli le rituel qui permet d’obtenir les clés des contrées du rêve.
A moi les longues chevauchées, la nage avec les baleines… J’ai retrouvé mes vieux amis et ma seconde vie que je pensais avoir perdue pour toujours.
Pour tout ça et pour tout le reste…
Si tu reviens j’annule tout
J’ai l’air de quoi moi maintenant ? Comment je vais devoir appeler mon prochain disque ?
Quelqu’un m’a dit que tu l’aimais encore ?!
L’amour me rend fort.
En rentrant chez moi tout à l’heure,
Je sentais la puissance et la chaleur envahir tous mes muscles,
Encore quelques jours à ce régime et je pourrais accomplir de petits tours de magie.
Love is all



