Je passe mes journées à te détester.
Chaque jour je dois me raisonner pour ne pas me venger.
Ma rancœur est comme une vague qui enflerait sans fin,
Un grand feu qui consume mon âme et obscurcit mon jugement.
La nuit je m’éveille en sursaut, je rêve d’attentats, de meurtres et d’incendies criminels.
Ô qu’il est doux de verser en songe ton sang, comme j’aime sa couleur quand il gicle sur moi,
Son goût et sa tiédeur aussi, lorsque je le prends en moi.
De ces rêves, je m’éveille frustré et rassuré à la fois,
Tu es toujours vivant, prêt à subir ma colère

