Lorsque je vais en boite ou faire la tournée des bars, il n’est pas rare que je rentre avec des numéros de téléphone ou des cartes de visite plein les poches…
Comme je suis totalement incapable de dire qui était qui, je les collectionne. Je les colle à cet effet dans un petit carnet, celui où j’écris mes poèmes, avec le plus d’informations possibles sur l’homme ou la femme qui m’a donné son numéro.
Ca donne des choses dans ce goût-là :
“Sonia - Infirmière, le Nyx 31/10/2007″ ou “Pedro - Directeur de Recherche, le RAIDD 28/05/2008″
Je sais que je ne rappellerai aucun d’entre eux, je suis bien trop timide pour appeler un inconnu, mais j’aime à penser que quelque chose de beau s’est passé entre nous le soir de notre rencontre, une petite étincelle de complicité qui n’appartient qu’à nous.
Fugace oasis de joie dans un monde à la dérive

