La malédiction des dieux pour toutes mes mauvaises actions passées a enfin débutée,
Je ne sais pas ce qu’ils attendaient, peut-être mon millième jeune homme en pleurs,
Mon dixième envoyé à l’hôpital ?… Tout ce que je sais c’est qu’à présent mon sursis a pris fin :
Plus jamais je ne fermerai l’œil,
Je suis le témoin, jeté malgré lui dans les arcanes du temps
Je ne me souviens plus de la dernière nuit où j’ai dormi
Les contours des êtres et des objets s’estompent
J’erre dans un monde irréel aux silhouettes floues
La brume de la confusion et de la fatigue recouvre tout
Je vais disparaître,
Je crois
Ce matin, réveil en panique vers 5h30,
Je pense à dieu, au sexe, à mon avenir, à la guerre en Basse-Normandie, aux protéines transmembranaires…
Impossible de me rendormir, ces pensées absurdes m’assaillent jusqu’à l’heure où sonne mon réveil (quelques heures plus tard).
Là, ma gentille radio m’assène le message d’Alister…
Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Qu’est-ce que t’as dans la tête ?
Tu ne sais que danser, tu ne sais que rater ta vie…
Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Qu’est-ce que t’as dans la tête ?
Tu ne sais que danser, tu ne sais que sortir de chez toi
Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?
Des romances nerveuses
Qu’est-ce que t’as dans la tête ?
Des romances nerveuses
De quoi as-tu envie ?
De romances nerveuses
De quoi as-tu besoin ?
De romances nerveuses
Enfin bref, moi, tout va bien.
Ça fait des heures qu’il fait jour, cette nuit.
Il se souvient de moments qui ont précédé sa naissance. Il se souvient aussi de l’avenir. Son regard embrasse l’univers tout entier. Il aimerait tant oublier. Il aimerait tant ne pas savoir.
Mais telle est sa malédiction et aussi longtemps que durera la vie, il la portera avec lui.
La mort lui est interdite, ainsi que le sommeil : il ne doit rien manquer.
Il est l’éternel observateur, ainsi en ont décidé les dieux.