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7 mai 2008
M. Fox

Diplôme (de l’avantage d’avoir un)

Hier j’ai fait une grosse soirée avec des amis. Les bières succédaient aux bières, les bouteilles de vin succédaient aux bouteilles de vin…

Tout ça semblait ne pas avoir de fin. J’ai eu un maigre espoir de pouvoir m’éclipser sans trop de dégâts lorsque quelques convives sont partis prendre le dernier métro…

Que nenni, notre satanique hôtesse ne l’entendait pas de cette oreille :

- “M’enfin Fox ! Tu vas pas partir si tôt, toi tu peux rentrer à pieds !”

Encore un échec cuisant… Nous voilà désormais en petit comité en train de continuer à boire des bouteilles dont le nombre semble infini (Mais comment un appartement peut-il en contenir autant ?! Etaient-elles cachées à notre arrivée ?).

Enfin, vers 4h, j’argue le fait que je travaille demain, que c’est mal d’être bourré au boulot, tout ça.

A 5h, après avoir refait le monde et raccompagné une copine chez elle, me voilà enfin chez moi. Le temps de checker mes mails, il est 6h… Et c’est donc au point du jour que je m’endors, avec la ferme résolution de me lever à 8h.

Traditionnellement dans ce genre de cas je me réveille à 16h, bien trop piteux et mal en point pour oser même montrer le bout du nez sur mon lieu de travail…

C’est là qu’arrive une improbabilité typique de ma vie : mon diplôme d’ingénieur que j’attends toujours de recevoir depuis 1 ans et demi est justement arrivé ce matin à 10h par courrier recommandé : la poste, c’est du courrier, une banque, mais ça fait aussi room service… Grande classe ! J’ai pu arriver à 11h au travail, frais comme un gardon cochon.

Il y a un dieu pour les diplômés de l’enseignement supérieur (ou pas !).

13 avril 2008
M. Fox

Nuit d’ivresse (4)

Hier soir… Sur le coup de 17h, Ratapignata et sa meilleure amie débarquent à la maison pour boire l’apéro, on refait le monde en écoutant la jeune fille raconter ses problèmes de cœur absolument ahurissants. Puis viennent M. Pepsi (dont le bronzage parfait n’a pas encore pâli depuis son retour de vacances) et Mathieu PS. Ils restent peu de temps, maugréant et grommelant qu’ils ne veulent pas sortir et qu’il est beaucoup trop tôt pour commencer à boire. Après leur départ arrive mon cher et tendre. Je vire tout le monde et on va grignoter un morceau.

Ensuite on part pour l’anniversaire de Mist (avec 1h30 de retard, qui arrive encore à l’heure à notre époque ?)… Ça fait longtemps que je l’ai pas vu mais après tout c’est ses trente ans. Sur place c’est un peu comme le bal des vampires, deux immenses tablées avec d’un coté des geeks qui jouent à Magic (waou quelle ambiance cet anniversaire !) et de l’autre plein de vieux amis au sujet desquels je me torture l’esprit pour savoir qui sort avec qui, qui vient d’accoucher et le nom des éventuels conjoints dont il faut se souvenir. Mon mec s’ennuie à crever, il regarde même le Rugby à la télé, moi j’ai retrouvé ma démone préférée du coup on se marre bien de l’absurdité du moment en buvant plein de bière pour lutter contre la morosité. Au bout d’un peu plus d’une heure, on décide de lever le camp. On croise Jean-Claude Vendôme dans la rue, puis on va chez Danielu.

Là-bas on est accueillis par des hurlements de folasses hystériques, ça change pas mal des geeks et des bars relous des grands boulevards. L’ambiance est bonne, on décide de boire du rhum pour essayer de rejoindre les joyeux convives qui de leur propre aveu ont bu 4 bouteilles de vodka en quelques minutes (ce qui, rétrospectivement, explique les cris). On boit, on discute, on rit, même mon copain a l’air de s’amuser… Sur le coup d’une heure trente on part rejoindre Ratapignata qui nous attend dans un bar pour aller au Tango.

Sur place, passée l’habituelle heure de musique terrifiante (dans le désordre et tous placés Alizée, Lorie, Christophe Willem…) que nous affrontons fort dignement, le DJ se réveille et enchaine les succès. On danse comme d’habitude comme des psychotiques bourrés d’amphétamines, c’est rigolo de voir ma succube danser sur des musiques aussi tartes, je crois qu’elle pourrait même arriver à faire une chorégraphie pour des bruits d’escalator. Passé trois heures, Danielu, son copain, Mathieu UMP et Fred © nous rejoignent, mais pas pour longtemps (à un moment, ils ont du s’évaporer). On boit plein de vodka pour se venger des quatre bouteilles qui nous ont échappées. Je danse le slow avec des inconnus puis avec mon copain qui joue les gros bras pour obtenir sa danse. Sur le coup de 5h, la boite ferme… En rentrant avec mon mec, on tombe sur deux anglais qui ont l’air perdus… On discute un peu, puis je les invite à attendre le premier métro à la maison. L’un des deux est prof d’anglais en enfer à Dunkerque, l’autre est chasseur de têtes dans un cabinet de recrutement. On se marre bien à essayer de traduire “racailles” en anglais. Je fais encore du prosélytisme pour Flaubert, affirmant à qui veut l’entendre que nul ne peut apprécier le français et passer à coté de Salammbô. On boit de la Manzana. A un moment il fait jour et les deux garçons s’éclipsent pour nous laisser dormir. C’est pas de refus de dormir après 13h de teuf.